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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 10:59
Extraits de travaux d’écriture des élèves de 3ème8 du collège Marie Curie réalisés dans le cadre du cours de français de Mme Moreau.

Consigne : A votre tour, allez dans une librairie ou une bibliothèque pour vous procurer le roman de Balzac, Eugénie Grandet que nous étudierons prochainement en classe. Faites ensuite le récit de votre passage dans la librairie.


Dès que je suis entré dans cette librairie, j’ai ressenti un étouffement de livres.

Sidney MOATTI


Si je peux lire ce livre moi-même, c’est que j’ai sûrement du potentiel secret.
Laurie LE METAYER


Je voyais déjà les livres m’appeler à travers la vitrine.
Miguel RIBEIRO


Encore un de ces livres qu’on doit ouvrir sur ordre d’une personne !
Camille ROI-GROSSET


 Je me dirige vers la librairie Folie d’Encre accompagné de ma mère car à deux c’est mieux pour chercher. La libraire me demande quel livre je cherche. Je réponds « Balzac » tout en sortant mon classeur de français à toute vitesse car je ne connais pas encore le titre par cœur.
Gabriel GALATI

Petite, j’adorais aller à cette librairie. Il y avait un petit étage au fond de la pièce où je passais mon temps à admirer les imagiers pour les enfants pendant que ma mère, elle, regardait les livres de recettes ou des albums de photos pour mon père quand Noël approchait. La quantité de livres me fascinait.

Ces beaux jours sont passés et maintenant en revanche, je ne fréquente Folies d’Encres que, comme la plupart des élèves, pour chercher un livre ou un cahier d’activités demandé par un professeur. […]

Alors que nous discutions, adossées contre une des tables, la vendeuse nous tendit un livre et nous dit en souriant : « Je sens que c’est ça que vous cherchez ! » Quelle chance !
En effet c’était bien Eugénie Grandet de Balzac. Comment avait-elle deviné ? Avait-elle déjà été accostée par des hordes de collégiens en quête de cet ouvrage ? Non, je crois tout simplement qu’elle a entendu notre débat passionnant sur l’étude d’une œuvre d’un grand auteur qui est sûrement des plus ennuyeuses, comme tous les textes imposés par les professeurs.
Claire LEBRAS

D’ordinaire, je me serais plutôt dirigée vers les rayons « livres de jeunesse » : les-livres-qui-nous-comprennent nous « jeunesse ». Mais je savais que cette fois-ci, je ne trouverais pas mon bonheur parmi eux. « Bonheur » un nom totalement incompatible avec un roman de Balzac. Quel était ce livre déjà? Ah oui! Eugénie Grandet. Il faut que vous sachiez que j’étais plus ou moins préparée. J’avais déjà entendu parler des œuvres de Balzac. «  Elles sont longues, compliquées, remplies de description etc. . . » Je m’étais déjà forgé une opinion. Oui! Ces œuvres faisaient parties des-livres-que-je-ne-lirai-jamais. Elles étaient même en haut de ma liste. Mais il faut croire que le destin en a voulu autrement. Pauvre de moi ! J’étais bel et bien condamnée à lire l’une d’entre elles.
[…]
Il était là. Il m’attendait. Je le pris avec hésitation.
Premier réflexe: «combien y a-t-il de pages ? »
Oh mon Dieu ! C’est horrible! Je n’y arriverais pas!
Second réflexe: la typographie. « S’il vous plaît, faites que les lettres soient grandes et espacées ! » Non. Elles sont petites et serrées.
Essayons de lire le résumé … Eugénie Grandet de Balzac se rajoute à la liste des-livres-que-je-ne-comprends-pas. Je me voyais déjà relire les pages précédemment lues les minutes précédentes pour essayer de suivre le fil de l’histoire.
J’essayais alors de positiver les choses. Oui il fallait positiver.
«Ce n’est pas un simple bouquin qui arrivera à causer ma perte » Je m’avançais avec un pas lourd vers le guichet de la bibliothécaire. Elle avait un grand sourire bêta qui ne faisait que m’agacer. Elle regarda le livre que je lui tendais puis le scanna. Elle essayait de garder son sourire mais cela ne servait à rien car je savais bien qu’elle était despérée pour moi. Comment pouvait-elle ne pas l’être?
Agathe MENDES TAVARES

J'entre dans la librairie, non, pas besoin de pousser la porte dans cette librairie, elle est toujours ouverte.

J'entre donc, parcours rapidement du regard la petite boutique, je slalome entre les rayonnages et les tables où sont empilés les livres attendant d'être achetés. Pour l'instant pas de traces d'Eugénie Grandet, ce pourquoi je suis venue. Je m'arrête devant une table, prends certains livres dans mes mains, regarde leur couverture, leur résumé puis les repose à leur place et retiens quelques titres de livre que je pourrais emprunter à telle ou telle personne, ou dans telle ou telle bibliothèque. Puis je continue ma route, ce n'est pas eux que je suis venu chercher.

Je me dirige lentement vers la caisse pour commander mon livre lorsque j'en aperçois une pile coincée entre quelques Corneille et quelques Molière. J'en prends un exemplaire, regarde la couverture, la quatrième de couverture, vérifie qu'il n'est pas abîmé. Non, ça va : il n'est pas corné et il sent encore le « neuf ».
Flora ACQUISTAPACE

Tu cherches un livre, un livre que ton professeur t'a demandé d'acheter : " Eugénie Grandet " de Balzac. Tu as déjà entendu parler de cet auteur, et tu supposes que tu ne trouveras pas cet ouvrage dans les livres pour enfants, tu te diriges donc vers des étalages où des dizaines de livres à la couverture intrigante sont collés entre eux. Leurs couleurs, leur taille, leur épaisseur, leur titre, leur illustration et leur auteur attisent ta curiosité mais tu sais que tu ne dois pas y toucher, non, tu dois trouver un livre dont les descriptions font office de récit, dont les récits remplacent les dialogues et les dialogues, c'est bien simple, il n'y en a pratiquement pas .
Naïma MAUREL

J’entrepris de sortir le livre qui m’intéressait sans faire tomber les autres. Quand je réussis, je posai aussitôt le regard sur la couverture. Mais celle-ci n’était pas très explicite, et je me penchai alors sur le résumé au dos du livre. Malheureusement, je compris à peine la moitié de ce dernier. Ce livre était décidément bien mystérieux, assez en tout cas pour que je ne comprenne pas quel genre d’œuvre c’était.
Thomas GILORMINI

Des livres qui sont faits pour les enfants et quand on voit leur couverture, on se rappelle de l’histoire, les livres qui ont une couverture très attirante, les livres que nos parents ont achetés il n’y a pas longtemps pour offrir à la famille, des livres que l’on m’a conseillés et qui me semblent intéressants, ceux que je n’ai pas du tout aimés et que je n’ai pas du tout envie de relire, ceux que j’évite et qui ne m’intéressent pas du tout. La librairie n’était pas très grande mais elle comportait beaucoup de tables avec des piles de livres ce qui est vraiment gênant lorsque l’on a un gros sac à dos et que l’on souhaite se retourner. Plusieurs fois, les livres me jetèrent des regards pour me faire comprendre que j’avais failli tout renverser.
Clémentine PAQUET

Invitation au voyage :

C'était vendredi dernier, ma professeur de français nous avait demandé d'acheter un livre, lequel déjà?....Ah oui! Eugénie Grandet  d'un certain Balzac je crois. Quand elle nous l'a annoncé, je n'étais pas emballée par le titre, mais je suis vraiment prête à tout pour éviter l'ennui.

J'arrive donc à la librairie. Je m'attarde un moment sur les nouveautés en vitrine. Certains livres nous emmènent à Berlin, d'autres à Cuba, tandis que quelques autres nous invitent à les suivre deux rues plus loin.

J'entre maintenant dans la boutique où une multitude de choix s'offre à moi.

Essayant de garder une trajectoire des plus droites possible, je ne peux cependant m'empêcher de m'approcher des livres amenant à faire un voyage aux Antilles, de ceux-ci je lis quelques pages langoureusement.

Après cette courte escale, je me laisse porter jusqu'aux livres qui conviennent à l'exploration de villes germaniques telles que Berlin, Vienne, Munich et bien d'autres encore. A droite de cet étalage se trouvent les livres policiers qui nous transportent en pays anglo-saxons en seulement quelques secondes, et sur lesquels mes yeux glissent d'eux-mêmes.

Finalement, je réussi à m'extraire de toutes ces destinations, et arrive aux livres qui nous font voler jusqu'au XVIIème siècle et autres temps reculés. Je m'empare du premier exemplaire exposé et part pour la cour du Roi Louis XVI, juste le temps de prononcer en petit « ouf ! ».

Enfin, après ces voyages de courte durée, je parviens au livre souhaité, Eugénie Grandet . J'agrippe l'exemplaire en haut de pile et me dirige mollement vers la caisse.

Durant quelques secondes qui se dilatent en minutes, je laisse mon regard voguer une dernière fois dans ce vaste monde de destinations... puis, je pars.
Coline TOMALA-CARLUS

J’observe la multitude des livres policiers qui s’étend sur de nombreux hectares. […] Il y a aussi un peu plus loin le magnifique jardin des livres fantastiques celui-ci étant moins étendu. Je prends ainsi de plus en plus de plaisir à participer à ce voy
age. Je rencontre enfin l’immense et monstrueuse jungle des romans. Néanmoins, je me demande comment je pourrai trouver ce livre dans cette forêt tropicale si dense. Puis en regardant un peu mieux, je m’aperçois que les livres sont aussi classés par auteur. Je cherche donc dans « B » comme Balzac mais à ma grande surprise je ne trouve rien. Est-ce une espèce en voie de disparition ? […] Je regarde minutieusement tel un scientifique regarde à la loupe. « Ouf, enfin arrivé ! » Je trouve mon trésor entre de gros livres. Je suis assez fier de moi de l’avoir découvert dans cette immense forêt. Je regarde donc le livre rapidement, comme fait chaque personne lorsqu’il s’agit d’acheter un livre, mais au fur et à mesure que je le feuillette, je m’aperçois que son aspect est suspect. Après tout, je suis au rayon occasion. Je le regarde donc d’un air différent, et j’éprouve soudain une sorte de pitié pour ses pages fripées, endolories comme les feuilles d’une fleur desséchée. C’est comme s’ il m’appelait et me disait : « Prends-moi, lis-moi, je vaux çà ! » Mais en réfléchissant je me dis que l’état de ce livre était sûrement une trace de l’explorateur qui m’avait précédé et me révélait que l’aventure ne faisait que commencer.
Jordan FABRI

Je n’ai en général aucune raison de me retrouver devant ces étagères prêtes à céder sous le poids des livres car derrière chaque rangée, il s’en trouve une deuxième. Enfin je me décidai à commencer mes recherches et m’accroupis pour analyser l’étagère du bas : mauvaise pioche, je me retrouve sur les bancs de l’école primaire avec les manuels de classe de ma mère. Je remontai d’une étagère et crus être devenue daltonienne, mais ce n’était que les livres appartenant à la bibliothèque verte. Remontant encore, je me rendis compte que j’étais devant les livres de science-fiction de mon père. Quittant les petits hommes verts et les hommes sans visage, je commençai à enquêter avec Adamsberg parmi la collection incomplète des romans de Fred Vargas. Je fus ensuite projetée en Angleterre aux côtés de Thomas et Charlotte Pitt d’Anne Perry dans la collection des 10/18 puis, sans quitter l’Angleterre, je me retrouvais ave le plus Belge des détectives d’Agatha Christie. Je remontai encore et me retrouvai sans m’y attendre en Suède grâce aux Millénium, puis du côté de l’Espagne avec Lucia Etxabania, juste après Daniel Pennac avec notamment le livre Comme un roman. Je partis ensuite en Australie et me retrouvai dans un Cul-de-sac avec le premier roman policier de Douglas Kennedy. Je rencontrai encore Un diable habillé en Prada et fus projetée dans la plus palpitante des histoires d’Harlen Coben.

Voyant bien que Balzac ne faisait pas partie des auteurs qui se trouvaient dans mon champ de vision, je fis une pause pour frotter mes yeux fatigués de lire verticalement.
Gabrielle FAYOLLE

Cette bibliothèque si imposante qu’on dirait un paquebot. Ce grand navire qui cache tant de surprises, qui recèle un tas de petites merveilles dont l’on imaginerait pas l’existence, dissimulées dans chaque recoin. […] Je suis effrayée. Je ne suis tout de même pas une débutante, j’ai déjà passé mon baptême de plongée. Je n’ai pas à avoir peur. Et pourtant. Je me sens si minuscule face à ces centaines de livres plus précieux les uns que les autres.
Entre les Folio et les Pléiade, ai-je ma place ? Je renonce au côté droit de la bibliothèque […] et je plonge dans les profondeurs abyssales de l’autre côté. […] Je finis par le voir comme un coquillage rejeté par la mer.
Laura VERNIER

Quand la recherche vire au fantastique :

Il ferme donc sa boutique et s'en va. Je me retrouve seul dans cet immense palais pour livres.

Je sors de ma cachette et reprends mes recherches. Je mets du temps à comprendre que je ne suis pas dans le bon rayon et qu'il faut que je me dépêche. Je fouine un peu partout jusqu'au moment où j'entends un bruit étrange, comme une cafetière qui fume. Je me déplace furtivement jusqu'au centre de ce palais et soudain là, devant mes yeux ébahis, des-livres-que-les-professeurs-m'ont-obligé-à-lire. (ndlr :en particulier Madame Moreau), des-livres-fantastiques-auxquels-seuls-les-petits-peuvent-croire et des-livres-que-je-ne-m'attendais-pas-à-voir, sont tous là , installés dans des fauteuil, devant leur tasse.

Apres plusieurs tentatives pour sortir de ce rêve qui n'en est pas un, je cours et trébuche sur un livre qui me servira plus tard en cours (vous vous attendiez à Eugénie Grandet, ce n'est pas cela) c'est bien ''Rien de nouveau sous le soleil'' . Je ramasse et trouve caché derrière lui le fameux Saint Graal ''Eugénie Grandet''.

Je m'endors donc après cette fabuleuse rencontre et me réveille le matin lorsque la grille s'ouvre. Le libraire entre et me jettant sur lui, je lui demande:''C'est combien les deux ?''.
Ronan LE FLOC’H

Ils étaient en rang classés par ordre alphabétique comme pour aller manger à la cantine.
 […]
Après des heures à chercher, je m’endormis au beau milieu des livres… Le noir complet et un rêve plus que bizarre : Le roman de Balzac est au sol et blessé de deux coups de couteau. Plus loin, Robert aiguisait ses H pour nous planter des définitions dans le cœur. Il était en train de me poursuivre et là, le réveil. L’envie de quitter cette pièce m’envahit et c’est pour cela que je pris Eugénie Grandet de Balzac et quittai cet enfer de belles paroles.
Thomas BELLOT

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Published by Documentalistes - dans travaux des élèves
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