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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:19

Aprés avoir lu La grammaire est une chanson douce d'Erik Orsenna, les 6eme 2 se sont inspirés des jeux de mots et de langue de l'auteur pour créer à leur tour des petits textes. Dans une situation genante, dangereuse, perilleuse ou compliquée, les élèves devaient utiliser le mot bouée pour s'en sortir...

Nous vous invitons aussi à venir découvrir ce trés beau livre au CDI la-grammaire-est-une-chanson-douce_couv.jpg


 

 

 

Ce jour-là, il m’arriva un malheur. J’étais dans un avion qui était en train de s’écraser. Tout le monde criait, pleurait et moi, calme, je ne savais plus quoi faire. J’étais terrorisé quand je pensai soudain à un mot bouée. Le mot « se sauver ! »

Je me souvins alors que j’avais un parachute au cas où, alors je pris quelques enfants avec moi et je sautai, sans rien penser.

Se sauver comme quand on se fait humilier.

Se sauver comme quand on est en danger.

Se sauver comme quand on est triste de plus trouver de solution au problème.

 

Aren

 

 

Ce jour-là, nous étions à la plage ; il y avait de grandes vagues. Mon frère et moi étions assez près de l’eau et nous jouions comme si de rien n’était. Quand tout à coup, une énorme vague, plus de trente mètres de haut, surgit et elle nous emporta tous les deux. Nous nous tenions la main, pris par la peur.

Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « éclat ».

Mon père quand il rentre du travail et qu’il a un éclat de joie sur son visage.

Ma mère comme quand elle voit mon père revenir du travail, elle a de petits éclats d’étoiles dans les yeux.

Mon frère comme quand il y a un éclat de rire qui sort de sa bouche.

 

Andréa

 

 

Ce jour-là, j’étais dans le grand canyon, pendue dans le vide, accrochée à une petite branchette qui était en train de se déraciner. Alors je cherchai un mot bouée(…) et j’imaginais que mon frère, lui aussi, avait un mot bouée. Le mot « dessin animé ».

Dessin animé comme quand il m’appelait tout content pour me montrer un nouveau dessin animé qu’il aimait bien.

Dessin animé comme quand il se réchauffait dans les bras de maman devant les informations à la télé.

Dessin animé comme quand il suppliait papa de changer de chaîne et que ce dernier ne cédait pas.

Inès

 

 

 

Ce jour-là, toute la maison a brûlé et j’étais encore dedans avec mon frère mais on ne pouvait pas sortir, d’aucun côté. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « rigoler ».

Rigoler comme les blagues de papa.

Rigoler comme le rire de maman.

Rigoler comme les rigolades de Jérémie.

 

Julie

Ce jour-là, j’étais à la piscine, j’allais me noyer !...Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « vitesse ».

Comme la vitesse de mon frère en faisant ses devoirs.

La vitesse de maman faisant nos goûters.

La vitesse de mon père en lisant son journal.

 

Emilie

 

 

Ce jour-là, nous étions mes parents et moi à la mer. Mon frère, lui, s’amusait à sauter dans les vagues en plongeant, mais les vagues devenaient de plus en plus fortes. Le courant était fort ; moi, je voyais qu’il y avait un danger. Alors je suis parti le mettre en garde mais impossible d’aller plus loin que trois mètres.

Le courant était trop fort quand tout à coup il changea de sens, il m’emporta à toute vitesse à côté de mon frère. Je nageais de toutes mes forces en arrière mais trop tard : plus je nageais, plus je me fatiguais et je voyais que j’allais mourir. Donc, j’ai pensé à un mot bouée. Je me suis tout de suite dit le mot « amitié ».

Comme mes amis qui me soutenaient tout au cours de ma vie.

Comme mon frère qui jouait souvent avec moi.

Comme toutes les autres personnes qui m’entouraient et qui jouaient, rigolaient avec moi.

 

Sami.

 

 

Ce jour-là, une pluie de couteaux me tomba dessus, je ne pouvais plus m’échapper. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « bouclier ».

Bouclier comme un chevalier qui tente désespérément de se défendre.

Bouclier comme une protection qui nous défend coûte que coûte.

Bouclier comme une forteresse qui résiste à n’importe quel assaut.

 

William

 

 

Ce jour-là, une cerise géante voulait me manger car j’avais mis du parfum à la rose. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « automne ».

Comme tous les arbres avec des couleurs chaudes.

Comme le sang des feuilles mortes sous nos pieds.

Comme l’odeur de la fin de l’été et le début de l’hiver.

 

J’imaginais que mon frère avait un mot bouée, lui aussi. Le mot « sucre ».Comme la glace en hiver ou en été, comme les gâteaux de son papa ou encore comme les bonbons volés à la cuisine.

 

Kauda


 

Ce jour-là, le météorite allait tomber sur la terre. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot «  Nutella ».

Nutella comme les crêpes de ma mère à la Chandeleur.

Nutella comme les tartines du matin avant d’aller au collège.

Nutella comme le magasin de gaufres d’en face qui sent le paradis.

 

Tom

 

 

Ce jour-là, j’étais parti en vacances en Italie. Et pendant le trajet, des pirates avaient attaqué notre bateau et enlevé tous les enfants, dont moi. Puis quelques jours après, on se trouvait dans l’Atlantique, et là, ils faisaient sauter les enfants les uns après les autres dans la mer où il y avait des requins affamés.

Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « rugby ».

Rugby comme quand mon père m’emmenait voir des matches et qu’on chantait.

Rugby comme quand ma mère m’offrait les maillots, les ballons…

Rugby comme quand avec mon frère, on faisait des matchs et qu’on retournait à la maison pleins de boue.

 

Joseph

Ce jour-là, j’étais dans l’avion. Il était en train de s’écraser. Je pouvais sentir la vitesse à laquelle il allait. Tout s’est passé si vite. Je courais un grave danger. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot «  câlin ».

Câlin comme le câlin que me faisait ma mère avant de m’endormir.

Câlin, comme les faisait ma grand-mère : elle me serrait très fort comme si elle m’étranglait quand je réussissais un contrôle.

Câlin comme mon frère tout simplement qui me réconfortait lorsque j’étais triste.

 

Aya.

 

 

Ce jour-là, un homme frappa à la porte, j’étais avec mon frère Marc. Il me protégeait en disant : « Il ne va rien t’arriver ». Mais j’avais quand même peur. Je sentais qu’il avait peur lui aussi, il ne voulait pas le montrer devant sa petite sœur, moi ! J’avais tellement peur que je me disais le mot «confort ».

Confort comme le confort de Marc qui ne peut pas me dire « bonne nuit » parce qu’il s’est endormi.

Confort comme le confort de papa dans son fauteuil, qui regarde le football tous les soirs.

Confort comme le confort de maman quand elle nous prépare des petits plats dans la cuisine toute décorée…

 

Clara

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Published by CDI Collège Marie Curie Les Lilas - dans travaux des élèves
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