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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:08

La consigne était la suivante:

Procurez-vous le roman de Luis Sepulveda, Le vieux qui lisait des romans d'amour puis rédigez vos premières réactions et vos hypothèses de lecture.



N’ayant pas envie de passer plus de temps à chercher mon livre qu’à le lire, je me dirigeai vers le libraire.

J’achetai donc le livre sans savoir s’il y avait raison d’en être ravie.

Pour qu’il soit lu, un livre doit avoir un titre accrocheur ce qui n’était pas le cas de celui-ci.

Une fois mon livre en poche, je me penchai donc sur sa couverture : un tigre en premier plan, avec, derrière, une forêt, peut-être l’Amazonie. Ma première réaction fut l’étonnement : l’image ne cadrait pas avec l’idée que je me faisais du livre. Jusque là, je m’étais figuré l’histoire d’un vieillard aigri par l’âge et lisant des livres d’amour dans une pièce obscure.

Juliette AMSTER


« Le vieux qui lisait des romans d’amour » : le titre n’inspire que du mépris, de l’ennui, voire de l’amusement et de la moquerie. La tâche peu excitante d’aller acheter « cette chose », je la délègue à ma mère.

Je demande le livre, la vendeuse me tend un roman assez fin. Ouf ! premier soulagement. La peur d’avoir à lire un gros pavé est vite écartée. Je remercie la vendeuse et sors de la librairie sans jeter un regard à l’objet avec le sentiment d’avoir perdu mon temps.

Ce n’est qu’arrivée chez moi que je m’autorise à regarder ce satané bouquin. Une couverture assez surprenante. Je le feuillette. Pas beaucoup de dialogues. Je vais directement à la dernière page comme à mon habitude. Ah, tiens, on parle d’une panthère morte et d’un vieillard culpabilisant. A vrai dire, je m’étais plutôt imaginé un de ces vieux romans à l’eau de rose avec en couverture un vieil homme bedonnant, une pipe à la main, assis dans un fauteuil moelleux près du feu, un roman d’amour dans une main.

Voilà les premières pages. Présentations et remerciements se succèdent. On dirait qu’ils ne vont jamais s’arrêter.

Juliette DOCHEZ-ARNAULT


Luis Sepulveda, auteur inconnu pour moi mais pas pour ma mère : apparemment, il aurait eu différents prix pour plusieurs de ses livres.

A lire dans les quinze jours qui suivent avait dit ma professeur, largement suffisant. Tiens, je vais même faire un tour dans les livres jeunesse, après tout, j’ai assez de temps pour lire deux livres en deux semaines.

Maurane DELLION


Dès ma sortie [de la librairie], je regarde la couverture du livre et me dit que l’image n’a pas de rapport direct avec le titre.

Aurélie LECERF


Lorsque la libraire m’a tendu le livre, j’ai tout de suite regardé le titre pour voir si elle ne s’était pas trompée. […] J’imaginais plutôt une couverture blanche avec un titre inscrit en noir et un vieil homme assis sur une chaise à bascule tenant un livre avec un cœur. […] Pourtant, malgré l’épaisseur du livre et toutes ces couleurs, il ne me donnait pas envie. Les histoires dans la jungle ne m’ont jamais vraiment attirée, je crois que j’aurais préféré une couverture comme celle que j’avais imaginée.

Suzanne WACHNICK


J’entre dans la librairie pour me procurer un livre, non, pas un livre mais Le Livre. Le livre que je devrais lire pour le vendredi 2 octobre et le livre avec lequel je devrais répondre à la question 7.

Alba Gaïa BELLUGI


Au premier abord, vu le titre, je m’attendais encore à lire un roman ennuyeux qui ne m’intéresserait pas, avec des descriptions trop longues, un langage trop soutenu et incompréhensible. Je fus donc étonné de voir que dès les premières pages, dans les dialogues, les personnages utilisaient des termes familiers. Je me suis donc intéressé tout de suite un peu plus au récit et j’ai vite été captivé par le texte. L’histoire était assez intéressante même si au début, j’avais du mal à situer les personnages faute d’indices dans le récit. J’ai trouvé cela bizarre que je m’intéresse à ce livre car je ne lis pratiquement jamais et la seule chose qui me motivait à le lire en était le faible nombre de pages.

Axel JEAN-LOUIS


Je n’ai pas trop aimé le début de ce roman car le dentiste disait à ses patients qu’il ne faut pas manger trop de sucre car ce n’est pas bon pour les dents or, moi, j’aime bien le sucre.

Je n’ai pas très bien compris ce que le titre avait à voir avec le livre, mais bon, je n’ai pas cherché à comprendre.

Christophe FERNANDES


Bien que je n’aime pas lire, certains livres me tentèrent : ils m’attiraient parce qu’ils pouvaient servir à me cultiver mais c’était ma mère qui avait l’argent, par conséquent aucun autre livre n’était permis.

Jean Ousmane RIPERT


Je vais maintenant jauger : j’ouvre à une page au pif au milieu du livre. Eh bien, la taille de la typographie n’est ni trop grosse, ni trop petite. A en juger par l’épaisseur, je dirais qu’il fait un peu plus de 100 pages. Gagné ! 130 pages exactement ! Parfait, il devrait être rapide à lire, ça abrègera mes souffrances au cas où je n’aime pas le style de l’auteur. (soupir : il faut toujours que je vois le mauvais côté des choses).

Je commence, je passe tout le blabla de l’introduction, je le lirai si j’aime le livre, à la fin. Je crois que je vais adorer le dentiste, il me fait penser à mon père : « Tiens-toi tranquille, b****l ! Je sais bien que ça te fait mal. Mais à qui la faute, hein ?! A moi ?? Non, au gouvernement ! » Ça peut être ça en raccourci …

Tout reconsidéré, mon père n’est pas aussi vulgaire et le début est drôle sans l’être vraiment. Je m’attacherai surement à ce personnage du dentiste, je me connais, quand je peux faire un rapport avec quelqu’un, j’entre plus vite dans le livre.

Héloïse GUILBERT


Plus j’avance dans le résumé, plus je me dis que cette histoire va m’ennuyer car je n’aime pas trop les romans d’aventures du genre : allez-on-va-tuer-le-méchant-car-il-a-tué-l’un-des-nôtres-et-nous-on-est-les-gentils.

Edwige GUIN


Lorsque j’ai entendu le titre du livre que notre professeur de Français nous demandait de lire, j’ai tout de suite imaginé une histoire. « Le Viel Homme qui lisait des Romans d’Amour » : dans ma tête, ce devait être l’histoire d’un vieil homme solitaire qui aurait perdu sa bien aimée, ou bien n’aurait jamais connu l’amour. Pour se consoler, il lirait des romans d’amour et s’identifierait aux personnages des histoires qu’il dévore.

J’ai été surprise de voir l’illustration de couverture, tableau d’art naïf se rapprochant de ceux du Douanier Rousseau. En effet, je m’attendais à découvrir une image où le vieillard que je m’étais imaginé serait penché sur un livre, à même le sol. Ce serait une couverture dans les tons bleu, gris et rose. Le tigre n’a pas grand-chose à voir avec le titre…

Je lis le résumé. Apparemment, l’histoire se déroule dans la forêt amazonienne. Il n’y a pas de tigre, en Amazonie ! Avant d’avoir le livre entre les mains, jamais je n’aurais imaginé cela. Je relis le résumé afin d’être sûre d’avoir bien compris l’idée générale qui se dégage de l’histoire. Il est écrit qu’un « vieil homme quitte ses romans d’amour – seule échappatoire à la barbarie des hommes ». Cette phrase m’a, d’une certaine manière, émue. Peut-être parce qu’il m’arrive de ressentir la même chose.

J’ai à nouveau été fort étonnée en lisant le premier chapitre, car on y parle d’un dentiste. Si je ne m’attendais pas à une histoire se déroulant dans forêt amazonienne, je m’attendais encore moins à ce que l’on y parle d’un dentiste.

Personnellement, jamais je n’aurais donné « Le Vieux qui lisait des Romans d’Amour » comme titre à ce genre d’histoire, qui semble, décidément, pleine de surprises ! J’attends de lire la suite de ce roman afin de découvrir pourquoi le vieillard lit des romans d’amour, et, surtout, que l’auteur me surprenne encore et toujours !

Camille GUITTONNEAU


Ma première réaction en achetant ce livre de Luis Sepulveda fut de me dire « Super, il n’est pas trop long. » car j’avais déjà entamé un livre pour ma lecture personnelle et je n’avais pas envie de faire une trop grosse coupure. Je ne connaissais pas cet auteur, toutefois mon intuition me laissait imaginer qu’il n’était pas asiatique. Quant au titre du livre, il me laissait penser que le sujet serait intéressant. J’ai d’abord observé la couverture et son image, représentant un tigre dans une jungle aux couleurs denses, qui me donnaient envie d’entamer cet ouvrage très rapidement. J’ai ensuite lu le résumé pour me mettre en appétit. Au fil de ma lecture, en découvrant que cette histoire se déroulait dans la forêt amazonienne, ma curiosité a été attisée car j’ai toujours été intéressé par la culture de cette partie reculée de la planète. J’ai ensuite lu la biographie de l’auteur qui était très méliorative ce qui a renforcé mon envie de dévorer ce livre sans plus attendre.

A la lecture du premier chapitre, j’ai trouvé agréable que cette partie ne soit pas écrite dans un langage soutenu. Je n’ai pas encore très bien établi de rapport entre le résumé que j’avais lu il y a peu et ce premier chapitre. Je reproche tout de même à l’auteur de démarrer très rapidement son œuvre sans vraiment faire de description. J’estime que nous sommes jetés dans l’histoire sans qu’elle ne soit posée chronologiquement ou géographiquement de façon précise. De plus nous ne savons rien des personnages et j’espère qu’ils nous seront très rapidement présentés avec plus de détails.

Enfin, j’ai lu le deuxième chapitre. J’ai trouvé que la description du maire était plus longue ce qui m’a beaucoup plu. A mon goût, il est dommage que nous sachions pourquoi le livre se nomme ainsi dès le deuxième chapitre. Par contre, il est intéressant que l’histoire soit posée dès le début. A mon avis, le maire sera un des personnages principaux. En effet, une description aussi complète n’est pas anodine. Il me parait évident que Antonio José Bolivar sera également l’un d’eux mais je ne vois pas trop comment un dentiste pourrait s’avérer utile lors d’une chasse à la panthère, comme il est indiqué dans le résumé.

Pierrick ROBIC-BUTEZ


Il était 17h passées, quand nous avons posé les pieds mes copines et moi dans un de ces grands ensembles culturels où l'on trouve livres, disques, dvd, jeux vidéo ... Nous avons d’abord abordé les étagères de livres sans l’aide de personne en pensant que nous aurions de la chance et que Luis Sepulveda nous tomberait dans les mains mais c’était loin d’être gagné !

Au bout de 20 minutes de recherche nous nous sommes dit qu’une aide nous avancerait sûrement. « Dans le rayon littérature tout droit puis à gauche” nous répondit un jeune vendeur .Comme si c’était fait ! Mais apparemment, il connaissait mal son rayon celui-là. Aucun vieux ni roman d’amour ne se trouvait ici. Nous avons fait un deuxième essai avec un autre qui s’y connaissait mieux puisque très vite un tigre orange orné de rayures noires rugissait entre nos mains. Nous avons vite filé à la caisse, mais voilà, le samedi, évidemment , on n’est pas tout seul .

J’en ai alors profité pour essayer de faire le rapprochement entre un tigre et un vieux qui lit des romans d’amour. Aucun. Mais pourquoi cette couverture ? Je me suis alors penchée sur la quatrième de couverture évidemment pas très éclairante comme toutes les autres. Un homme d’une cinquantaine d’années avec de la barbe et des lunettes nous souriait gaiement. Il voulait sûrement nous faire passer un message du style : “Je me moque bien de toi lecteur, imprudent qui ne sait pas ce qui l’attend ?”.


A première vue, le livre ne m’a pas paru très intéressant. Une histoire de chasseur, de forêt amazonienne et de meurtre. Rien de bien passionnant et rien qui ne vaille un bon Maupassant. Je n’attendais pas grand chose de ce livre mis à part qu’il arrivait au bon moment car j’étais en panne de livre intéressant, puisque dans ma bibliothèque trônaient cinq livres vieux comme le monde. Je repoussais la date de lecture à chaque approche du livre. Jusqu’à ce que je l’ouvre.

J’ai lu une page et je me suis arrêtée. Une seule page peu complètement changer notre avis sur le livre : en même pas 30 secondes, mon point de vue avait été renversé. L’auteur écrivait merveilleusement bien, un régal. Depuis je lis 10 pages par jour et j’ai du mal à m’arrêter.

Nina MARTZ


« Le vieux qui lisait de romans d'amour » : titre stupide! Le titre est pour moi quelque chose d'important. Je me décide à lire un livre premièrement grâce à son titre, puis à sa couverture et parfois à son résumé. Donc ça commence très mal pour ce pauvre vieillard et ses satanés bouquins. Ce n'est pas très sympathique et un peu bête de ne pas lire un livre à cause du manque de goût de son auteur. Malheureusement ça n'est pas sa seule erreur. Selon moi, sa plus grande erreur a été de parler d'amour. On croirait avoir à faire à un roman pour adolescente boutonneuse. Je me dis donc, comme tout lecteur normalement constitué, qu'il ne se passera rien d'intéressant, qu'il sera ennuyeux, et que l'acheter ne m'apportera aucune satisfaction. Mais cours et professeurs obligent, aller l'acheter je dois...


J'entame mon voyage pour la Fnac, « banque du livre jeux vidéo et matériel informatiques », dans l'espoir d'y trouver mon livre. Comme d'habitude, il y a foule dans le magasin. C'est toute l'année comme ça alors pourquoi changer maintenant ? Je peine à arriver à l'escalator. Je regarde les panneaux d'indications. […] Je me rends au rayon « livres » et je demande directement où se trouve «  le vieillard avec ses livres à l'eau de rose »... Je l'achète, puis repars avec le sentiment d'avoir gaspillé mon argent.


Je m'installe sur mon matelas. Je prends la « chose », je l'ouvre. Il y a plein de pages qui ne servent à rien et que personne ne lira. Elles ne sont là que pour grossir un peu le tout. J'entame la première ligne. Puis la deuxième page. Jusque là, rien de bien ennuyeux. C'est même drôle par moment. Je continue ma lecture. Mes yeux dévorent les lignes et les mots. Mes doigts font craquer les pages, comme la panthère fait craquer les branches sur le sol de la forêt. Me voilà prise dans ses griffes, dévorée par le livre, je suis tombée amoureuse de ce roman.

Réhane ESHRYER



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Published by CDI Collège Marie Curie Les Lilas - dans Travaux français
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