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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:32

Voici le lien vers un blog où vous pourrez lire une fiction écrite par deux élèves de 3e du collège.

 

Présentation par les auteurs :


Salut tout le monde, c'est Adèle et Justin, des 3èmes que vous ne connaissez pas forcément.On écrit une fiction sur Cherub.

Le résumé :Maxime et Alice sont deux ados orphelins qui sont recrutés par une organisation secrète appelée SATURNE, l'équivalent français de CHERUB. Leur mission sera de démanteler une organisation mafieuse basée à Nice mais avec des contacts en Italie et le long de la côte méditerranéenne...

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:19

 

Dans le cadre du prix des incorruptibles les 6eme5 ont réalisé des maquettes de livres qu 'ils venaient de lire avec pour consigne de modifier le titre, l'illustration et le résumé.

En voici quelques unes :

couv-defi-copie-1.jpgcouv-defi4-copie-1.jpg

 

couv-defi2.jpg

couv-defi3.jpg

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:19

Aprés avoir lu La grammaire est une chanson douce d'Erik Orsenna, les 6eme 2 se sont inspirés des jeux de mots et de langue de l'auteur pour créer à leur tour des petits textes. Dans une situation genante, dangereuse, perilleuse ou compliquée, les élèves devaient utiliser le mot bouée pour s'en sortir...

Nous vous invitons aussi à venir découvrir ce trés beau livre au CDI la-grammaire-est-une-chanson-douce_couv.jpg


 

 

 

Ce jour-là, il m’arriva un malheur. J’étais dans un avion qui était en train de s’écraser. Tout le monde criait, pleurait et moi, calme, je ne savais plus quoi faire. J’étais terrorisé quand je pensai soudain à un mot bouée. Le mot « se sauver ! »

Je me souvins alors que j’avais un parachute au cas où, alors je pris quelques enfants avec moi et je sautai, sans rien penser.

Se sauver comme quand on se fait humilier.

Se sauver comme quand on est en danger.

Se sauver comme quand on est triste de plus trouver de solution au problème.

 

Aren

 

 

Ce jour-là, nous étions à la plage ; il y avait de grandes vagues. Mon frère et moi étions assez près de l’eau et nous jouions comme si de rien n’était. Quand tout à coup, une énorme vague, plus de trente mètres de haut, surgit et elle nous emporta tous les deux. Nous nous tenions la main, pris par la peur.

Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « éclat ».

Mon père quand il rentre du travail et qu’il a un éclat de joie sur son visage.

Ma mère comme quand elle voit mon père revenir du travail, elle a de petits éclats d’étoiles dans les yeux.

Mon frère comme quand il y a un éclat de rire qui sort de sa bouche.

 

Andréa

 

 

Ce jour-là, j’étais dans le grand canyon, pendue dans le vide, accrochée à une petite branchette qui était en train de se déraciner. Alors je cherchai un mot bouée(…) et j’imaginais que mon frère, lui aussi, avait un mot bouée. Le mot « dessin animé ».

Dessin animé comme quand il m’appelait tout content pour me montrer un nouveau dessin animé qu’il aimait bien.

Dessin animé comme quand il se réchauffait dans les bras de maman devant les informations à la télé.

Dessin animé comme quand il suppliait papa de changer de chaîne et que ce dernier ne cédait pas.

Inès

 

 

 

Ce jour-là, toute la maison a brûlé et j’étais encore dedans avec mon frère mais on ne pouvait pas sortir, d’aucun côté. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « rigoler ».

Rigoler comme les blagues de papa.

Rigoler comme le rire de maman.

Rigoler comme les rigolades de Jérémie.

 

Julie

Ce jour-là, j’étais à la piscine, j’allais me noyer !...Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « vitesse ».

Comme la vitesse de mon frère en faisant ses devoirs.

La vitesse de maman faisant nos goûters.

La vitesse de mon père en lisant son journal.

 

Emilie

 

 

Ce jour-là, nous étions mes parents et moi à la mer. Mon frère, lui, s’amusait à sauter dans les vagues en plongeant, mais les vagues devenaient de plus en plus fortes. Le courant était fort ; moi, je voyais qu’il y avait un danger. Alors je suis parti le mettre en garde mais impossible d’aller plus loin que trois mètres.

Le courant était trop fort quand tout à coup il changea de sens, il m’emporta à toute vitesse à côté de mon frère. Je nageais de toutes mes forces en arrière mais trop tard : plus je nageais, plus je me fatiguais et je voyais que j’allais mourir. Donc, j’ai pensé à un mot bouée. Je me suis tout de suite dit le mot « amitié ».

Comme mes amis qui me soutenaient tout au cours de ma vie.

Comme mon frère qui jouait souvent avec moi.

Comme toutes les autres personnes qui m’entouraient et qui jouaient, rigolaient avec moi.

 

Sami.

 

 

Ce jour-là, une pluie de couteaux me tomba dessus, je ne pouvais plus m’échapper. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « bouclier ».

Bouclier comme un chevalier qui tente désespérément de se défendre.

Bouclier comme une protection qui nous défend coûte que coûte.

Bouclier comme une forteresse qui résiste à n’importe quel assaut.

 

William

 

 

Ce jour-là, une cerise géante voulait me manger car j’avais mis du parfum à la rose. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « automne ».

Comme tous les arbres avec des couleurs chaudes.

Comme le sang des feuilles mortes sous nos pieds.

Comme l’odeur de la fin de l’été et le début de l’hiver.

 

J’imaginais que mon frère avait un mot bouée, lui aussi. Le mot « sucre ».Comme la glace en hiver ou en été, comme les gâteaux de son papa ou encore comme les bonbons volés à la cuisine.

 

Kauda


 

Ce jour-là, le météorite allait tomber sur la terre. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot «  Nutella ».

Nutella comme les crêpes de ma mère à la Chandeleur.

Nutella comme les tartines du matin avant d’aller au collège.

Nutella comme le magasin de gaufres d’en face qui sent le paradis.

 

Tom

 

 

Ce jour-là, j’étais parti en vacances en Italie. Et pendant le trajet, des pirates avaient attaqué notre bateau et enlevé tous les enfants, dont moi. Puis quelques jours après, on se trouvait dans l’Atlantique, et là, ils faisaient sauter les enfants les uns après les autres dans la mer où il y avait des requins affamés.

Alors je cherchai un mot bouée. Le mot « rugby ».

Rugby comme quand mon père m’emmenait voir des matches et qu’on chantait.

Rugby comme quand ma mère m’offrait les maillots, les ballons…

Rugby comme quand avec mon frère, on faisait des matchs et qu’on retournait à la maison pleins de boue.

 

Joseph

Ce jour-là, j’étais dans l’avion. Il était en train de s’écraser. Je pouvais sentir la vitesse à laquelle il allait. Tout s’est passé si vite. Je courais un grave danger. Alors je cherchai un mot bouée. Le mot «  câlin ».

Câlin comme le câlin que me faisait ma mère avant de m’endormir.

Câlin, comme les faisait ma grand-mère : elle me serrait très fort comme si elle m’étranglait quand je réussissais un contrôle.

Câlin comme mon frère tout simplement qui me réconfortait lorsque j’étais triste.

 

Aya.

 

 

Ce jour-là, un homme frappa à la porte, j’étais avec mon frère Marc. Il me protégeait en disant : « Il ne va rien t’arriver ». Mais j’avais quand même peur. Je sentais qu’il avait peur lui aussi, il ne voulait pas le montrer devant sa petite sœur, moi ! J’avais tellement peur que je me disais le mot «confort ».

Confort comme le confort de Marc qui ne peut pas me dire « bonne nuit » parce qu’il s’est endormi.

Confort comme le confort de papa dans son fauteuil, qui regarde le football tous les soirs.

Confort comme le confort de maman quand elle nous prépare des petits plats dans la cuisine toute décorée…

 

Clara

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 15:18

Les 3eme8 ont réalisé un travail d'écriture à partir de la bande-dessinée de Tardi, "c'était la guerre des tranchées". Voici quelques extraits de leurs travaux, vous pourrez retrouver l'intégralité de ces textes au CDI ainsi que la bande-dessinée.


tardi.jpg

 

 

Texte de Morgane 


Une détente actionnée. Un bruit sourd. Une balle qui part. Une seule, qui suffit à tuer un homme. L’homme a la respiration coupée. Puis il hurle à la mort. Comme si la seule et unique balle qui l’avait atteint était parvenue à déchirer tout son corps. Il hurle, pour qu’on l’entende. Qu’on l’entende loin, très loin. Jusqu’aux villes, jusqu’aux frontières, jusqu’aux autres pays. Il rend sourd tout le monde et pourtant, personne ne veut le faire taire. Ils le laissent agoniser dans sa souffrance. Puis vient le néant pour lui. Il ne ressent plus rien. Ni la douleur, ni la peur, ni la faim qui le tiraillait auparavant. Plus rien. Il s’envole, dans un espace blanc et vide. Il flotte. Il pense à elle. Seulement à elle. C’est la seule chose qui compte. La seule chose qui peut lui importer à présent. Les armes, le froid, les tranchées dévastées, rien n’est important. Si, cette femme. Edith. Il l’aime. Il l’aime mais il est mort. Ou bien il est en train de mourir. Il n’en sait rien. Il veut juste que tout s’arrête.

 

Texte de Nina


 

Malton et Gibreuil

Pierre Bouvreuil était mort. Un mort parmi tant d’autres. Les soldats Malton et Gibreuil, cigarettes au bec, lancèrent un dernier adieu à la nuit en mémoire à Pierre. Les deux poilus se sentaient coupables. C’étaient eux de garde le soir où Pierre était mort. Ils avaient entendu son cri mais ne lui étaient pas venus en aide, empêtrés dans une peur de se faire, eux, tirer dessus. Ce qu’il devait rester de lui, maintenant, était des os calcinés. Malgré ces macabres pensées , ils se rappelèrent tous les bons moments passés avec Pierre. La fois où il avait pendu un rat mort sur le passage d’un caporal que personne n’aimait. Le camp entier avait explosé de rire en voyant la tête de trois pieds de long qu’avait tirée le caporal. Celui-ci avait eu beau chercher le coupable, il ne l’avait jamais trouvé.

Soudain retentit l’appel du lieutenant Garnier ramenant les deux soldats à la réalité. Les poilus quittaient le camp.


 

Texte de Romain

 

 

 

Pendant que Pierre agonisait, deux soldats étaient là, à le regarder, figés, à ne rien faire pour le sortir des griffes de celle qui veut tant le prendre avec elle. Celle qui fait tant peur aux soldats qui sont là, à tirer avec leurs armes, leurs obus, sans relâche pour certainement crier victoire à la fin. Ces deux soldats qui regardent Pierre mourir, souffraient eux aussi.

-« Qu’est-ce qu’on peut faire ? Merde!

-Vas-y !...Va le chercher !...c’est toi qui devait être au p’tit poste, non ? »

Mais aucun de ces braves soldats n’ira chercher ce pauvre homme. Une larme coula sur la joue de Pierre, cette goutte qui représente les souffrances, l’agonie endurées pendant des mois de combat. Cette larme représente tout cela en même temps. Pierre cria une dernière fois le nom de sa femme. Pierre utilisa son dernier souffle et la mort se posa sur lui.

 

Texte d'Estelle

 

 

Edith était loin d’imaginer que Pierre était aux portes de la mort. Il avait reçu une grave blessure, il était en pleine agonie sous les yeux de ses deux camarades. Il voyait sa vie défiler, des souvenirs laissés derrière lui, du sang couler.

C’est en criant une dernière fois le nom « Edith » qu’il tomba à terre, il ferma ses yeux avec comme seule image, le visage de sa femme. Il sentit son corps partir…

La neige sur laquelle Pierre était allongé n’était plus blanche, mais rouge.

 

 Texte de Salomé


 

 

Il y a peu, j’ai trouvé un amas de papier jauni dans un tiroir de la commode de Grand-mère. Sur le moment, je n’y ai pas fait attention mais je viens de les retrouver sur mon bureau et, comme il pleut, je m’y intéresse…c’est fascinant !

Ce sont des lettres, échangées pendant la Première Guerre mondiale par Edith et Pierre Bouvreuil, mes ancêtres ! J’ai déjà fouillé plusieurs fois dans les archives familiales et il ne m’est pas difficile de me souvenir d’eux…

 

Texte de Bryan

 

 

La pauvre femme termine son chemin, arrive à l’usine, débute son travail consistant à fabriquer des obus. Une collègue arrive et l’informe avec tristesse que le frère d’une autre collègue avait été tué en Argonne. Puis elle demande à Edith si elle a eu des nouvelles de son mari. Cette dernière hoche la tête, « oui ». L’annonciatrice de mauvaises nouvelles s’en va. L’épouse de Pierre s’arrête un instant…sort à nouveau la carte, se dirige vers les vestiaires et encore une fois la relit. Celle-ci est loin de s’imaginer que son mari a subi le même sort que le frère de sa camarade…

 

Nous sommes à Verdun, Pierre commence sa ronde habituelle de la tranchée. Il marche, désespérément. Le regard vide, le barbu pense, beaucoup…trop. Une déflagration retentit. Pierre est douloureusement sorti de ses pensées, il a été touché. Le blessé hurle sa douleur mais hurle aussi ce prénom, « Edith ! ». Le soldat s’accroche à un poteau, tombe à son pied. Le sang coule, les larmes aussi mais pas des larmes de douleur comme un enfant de cinq ans, des larmes de douleur comme un homme qui ne pourra plus jamais revoir celle qu'il aime.

 

Texte d'Alexandre

 

Le lendemain matin, avant d’aller au travail, Edith, croyant encore au retour de son mari, alla voir les boucles d’oreilles promises à la bijouterie. Elle regardait vaguement en se disant : «  Mon pauvre Pierre, m’offrir des boucles d’oreilles…mais il y a tellement plus important. »

Quelques semaines plus tard, Edith reçut une lettre d’Henry qui lui annonçait la mort de son amoureux. Elle resta choquée pendant fort longtemps. Puis elle se mit à économiser pendant des années et des années avec son misérable salaire pour enfin acheter les plus belles boucles d’oreilles de la bijouterie…


 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:55

 

Mardi ambre.jpg30  ma rs, nous sommes allés, avec ma classe, visiter l'Assemblée Nationale. Nous avions rendez-vous devant la station de métro « Mairie des Lilas » à 08h00. Nous avons emprunté la ligne 11 jusqu’à la station « Hôtel de Ville », puis la ligne 1 jusqu'à « Concorde ». Nous avons traversé le Pont de la Concorde à pied d’où nous avons pu admirer de nombreux monuments qui font de Paris une des plus belles capitales du monde : la Tour Eiffel, l'Obélisque, etc. Notre professeur d’histoire qui nous accompagnait, nous a gratifiés de ses commentaires.

 

 

©Ambre Maitre


ambre-2.jpg

 

Arrivés dans l'Assemblée Nationale, nous avons été pris en charge pa r un guide (qui assure également la sécurité des députés). Il nous a accompagnés dans une salle de cinéma où un court documentaire qui résumait le fonctionnement de l'Assemb  lée Nationale a été projeté. Nous avons ensuite marché jusqu'à la Rotonde d'Aleschinsky qui relie le Palais Bourbon à la Galerie des Fêtes. Nous avons pu admirer les fresques du peintre Pierre Aleschinsky.

 

©Ambre Maitre

 

Le guide nous a annoncé que nous pourrions rencontrer Claude Bartolone, rencontre qui s’est déroulée dans la Grande rotonde (lieu de circulation). Nous lui avons posé des questions auxquelles il a répondu. J'ai trouvé cela très enrichissant de rencontrer notre député en direct et de pouvoir lui poser des questions.

Ensuite, toujours accompagnés du guide, nous sommes allés dans la Salle des Pas Perdus où nous avons regardé et commenté deux grandes statues de bronze, puis nous nous sommes rendus dans la Salle des Quatre Colonnes (ces 2 salles étant réservées aux journalistes). Puis, après avoir traversé le Salon Delacroix, nous sommes enfin entrés dans l'Hémicycle. Nous avons appris que les députés de la majorité entrent par le Salon Pujol alors que ceux de l’opposition entrent par la Salon Delacroix.


 


Ambre3.jpg

ambre 4ambre5.jpg

 

 

 

 

 

 

 

©Ambre Maitre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© asnieroislibere.blogspot.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Ambre Maitre

 

 

 

 

Ce fut un des meilleurs moments de toute la visite. C'était impressionnant de se trouver là. J'étais quand même un peu déçue, car je pensais que la salle était beaucoup plus grande : il y a tout de même 577 députés ! L'Hémicycle actuel a été aménagé de 1828 à 1832 par Jules de Joly. Il est décoré d’une tapisserie issue de la Manufacture des Gobelins (réalisée de 1683 à 1688) située au-dessus de la tribune de l'orateur qui comporte le fauteuil et le bureau du Président (le seul élément d’origine de la salle du Conseil des Cinq-Cents). La salle comporte des tribunes, des bancs ainsi qu'une demi-coupole au plafond. J’ai regardé partout pour que les images restent bien gravées dans ma mémoire. Il y avait plein de choses à voir. Ce fut dans l’Hémicycle que nous sommes restés le plus longtemps.


Nous nous sommes arrêtés dans le Salon Casimir-Perier. Traversé par les ministres lorsqu’ils se rendent dans l’Hémicycle, il est orné d’un bas-relief du sculpteur Dalou datant de 1889 qui représente la Séance du 23 juin 1789, première Assemblée Nationale.


Nous sommes allés dans la Bibliothèque construite en 1830 par Jules de Joly. Longue de 42 mètres et large de 10 mètres, elle est surmontée de cinq coupoles décorées par Delacroix en 1838 et 1847. Plus de 700 000 volumes, 2 000 manuscrits, 14 500 mètres linéaires de rayonnages en sous-sol, 220 quotidiens français y sont regroupés. Lorsque je suis entrée dans la Bibliothèque, j’ai été vraiment surprise de voir autant d'ouvrages dans cette petite pièce. Cet endroit était magnifique très bien décoré, confiné, peu éclairé, une bibliothèque digne des romans fantastiques !

 

ambre6

 

©.linternaute.com

 

Pour finir la visite, nous sommes ensuite passés par le Salon des Mariannes qui accueille 32 bustes réalisés par Honoré Daumier et nous avons traversé le bureau de Poste de l’Assemblée Nationale (qui possède son propre tampon).

 

ambre-7.png

 

© cpe27.com

 

  Ambre Maître, 3°4

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:27

sevigne.jpg


Travaux d’écriture réalisés par les élèves de 4ème 4, dans le cours de français de Mme Moreau, en prolongement de l’étude d’une fameuse lettre de Madame de Sévigné. A la façon de cette mondaine du XVIIème siècle, les élèves devaient annoncer une nouvelle sensationnelle concernant la vie au collège. Il s’agissait donc d’écrire une sorte de pastiche littéraire.


Le texte de Madame de Sévigné :

A M. de Coulanges

A Paris, ce vendredi 15è décembre (1670).

Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd’hui, la plus brillante, la plus digne d'envie: enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés, encore cet exemple n'est-il pas juste, une chose que l'on ne peut pas croire à Paris (comment la pourrait-on croire à Lyon ?); une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde, une chose qui comble de joie Madame de Rohan et Madame d'Hauterive ; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire; devinez-la: je vous le donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien! il faut donc vous la dire: M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit: Voilà qui est bien difficile à deviner; c'est Mme de la Vallière. - Point du tout, Madame. - C'est donc Mlle de Retz ? - Point du tout, vous êtes bien provinciale. - Vraiment nous sommes bien bêtes, dites-vous, c'est Mlle Colbert. - Encore moins. - C'est assurément Mlle de Créquy. - Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire: il épouse dimanche, au Louvre, avec la permission du Roi, Mademoiselle, Mademoiselle de... Mademoiselle... devinez le nom: il épouse Mademoiselle, ma foi! par ma foi! ma foi jurée! Mademoiselle, la grande Mademoiselle; Mademoiselle, fille de feu Monsieur; Mademoiselle, petite-fille de Henri IV; mademoiselle d'Eu, mademoiselle de Dombes, mademoiselle de Montpensier, mademoiselle d'Orléans; Mademoiselle, cousine germaine du Roi; Mademoiselle, destinée au trône; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dites que nous avons menti, que cela est faux, qu'on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer; si enfin vous nous dites des injures: nous trouverons que vous avez raison; nous en avons fait autant que vous.

Adieu; les lettres qui seront portées par cet ordinaire vous feront voir si nous disons vrai ou non.

 

Les pastiches des élèves :

NOUVELLE DU JOUR


Je vais vous annoncer l'événement le plus insensé, le plus étonnant, le plus surprenant, le plus inattendu, le plus invraisemblable, le plus incroyable, le plus extraordinaire, le plus merveilleux, le plus inouï, le plus choquant, le plus paranormal, le plus bizarre, le plus divin, le plus spectaculaire, le plus rare, le pus commun, le plus respectable, le plus pétillant; un événement qu'on ne pourra oublier dans les siècles à venir; une chose qu'il est impossible d'imaginer alors comment la croire me direz -vous , une chose qui s'est passée vendredi 11 décembre 2009 à treize heure cinq minutes et vingt trois secondes . Mes mots ne sont pas assez forts pour décrire ce qui s'est passé, devinez-le !!!!

Je vous le donne en une car c'est unique!

Non ce n'est pas l'arrivée des extraterrestres, ni la découverte du cerveau de LEO !C'est bien plus imprévu ! Vous êtes muet ! Alors, je dois tout vous dire !! Dans une des salles du collège, la salle qui fait fuir le collège tout entier, la salle qui fait fuir toute la planète, LA CANTINE !! les employés nous ont …..., nous ont ….., nous ont …..SERVI QUELQUE CHOSE DE MANGEABLE !!!!!!!!!!!!

Non ce n'est pas une invention, c'est la réalité ! Je sais que cela paraît impossible, mais que vous le croyez ou non ce n'est pas un mensonge !!!


Asmahane ZOUBERT



UNE NOUVELLE A FAIRE PLEURER


Je m'en vais vous dire la chose la plus extravagante, la plus impossible, la plus absurde, la plus décevante, la plus réjouissante, la plus cauchemardesque, une chose qui vous fera pleurer toutes les larmes de votre corps, une chose qui vous fera sauter de joie, tellement inattendue que je ne trouve pas de mots pour la dire. Une chose qu’on ne voit pas dans tous les établissements ; enfin une chose qui se passera mercredi, au collège-même, qui fera pleurer tous les élèves qui la verront. Je ne sais pas comment vous la dire .Je vous donne des indices: Monsieur le Maire signe mercredi, au collège, devinez quoi ! Je vous le donne en trois, en sept, en mille ! Romain dit : « Pour un distributeur de coca ?». Euh non, mais ce n’est pas une mauvaise idée. Geoffrey dit : « Pour que le collège ferme ?». Ça aurait pu être ça, mais non. Avi dit : « Pour des heures de cours en plus ? ». Alors là, non ! Il faut donc vous le dire : Monsieur le Maire, signe, mercredi, au collège l'arrêt...l'arrêt des...l'arrêt des cours ... des cours de sport. Moi même j'en suis bouche bée alors comment pourriez vous le croire? Tout simplement en demandant à M. Fryc.



Jérémy PETRIS



Les Lilas, le 22 décembre 2009


Cher ami,


Je viens t'informer d'une nouvelle qui te mettra l'eau à la bouche: la nouvelle la plus étonnante, la plus troublante, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus étourdissante, la plus inattendue, la plus heureuse, la moins commune, la moins banale, la moins ordinaire, qui ne se passera peut-être qu'une fois dans l'année !!

Je ne peux me résoudre à te la dire, DEVINE!

Tu abandonnes ? Faut il que je te la narre? Faut il que je te la mime? Faut il que je te la lâche? Faut il que je te la déclame? Faut il que je te la déclare ? Faut-il que je te la souffle? Faut il que je te la rapporte? Faut il que je te la jette? Faut il que je te l'annonce? Faut-il que je la crache?

Ce mardi, au collège Marie Curie, se passera quelque chose d'inattendu, d'inoubliable, de magique, d'extraordinaire, quelque chose qui se fera ici et qui ne se fera peut-être pas ailleurs ! Alors, tu trouves ?

« Voilà qui est bien difficile ! Monsieur le directeur va nous offrir des cadeaux de Noël ? » Point du tous tu es à côté de la plaque. « Et bien, il va enfin nous faire préparer un bon repas? » Encore moins!

Et bien, ce mardi ! Monsieur …. Monsieur le professeur de … Monsieur le professeur Deblangy et Monsieur … Monsieur le professeur de … Monsieur le professeur Deléage font grève !

A nous les jours de repos supplémentaires ! Voilà qui devrait dégoutez les autres collèges! Si tu ne me crois pas, va demander à la direction, on te le confirmera !


Léo Perez-Merle



AVIS A TOUS LES ELEVES DU COLLEGE MARIE CURIE



Une chose incroyable, inconcevable, déroutante vient de se passer en ce collège. Tellement merveilleuse, tellement excitante, tellement renversante, tellement hallucinante que je ne peux me résoudre à la dire comme ça! Pour une fois qu'il se passe quelque chose ici ! Et bien voilà: c'est arrivé ce matin : il y a eu un problème dans la salle des professeurs ! Vous avez dû les entendre jusqu'à l'autre bout du collège tellement ils étaient en colère. Certains avaient l'air prêt à pleurer ! Ils se sont réunis et ont tempêté si fort que le proviseur a dû intervenir. Mais c'était non négociable pour eux : ils le suppliaient pratiquement ! Il a essayé de les calmer mais c'était perdu d'avance, il y en avait qui étaient tout rouges ! Finalement ils ont fini par trouver un accord. Vous allez me dire : « C’était donc ça tout le boucan qu'il y a en eu en salle des profs » Evidemment !  « C'est peut-être qu'il va y avoir ...une aire de jeux ? » Loin de là. « Alors le collège va s'agrandir ? » Toujours pas, vous donnez votre langue au chat ? Ah, vous êtes bien bêtes ! Cette nouvelle se devrait d'être déjà connue de tous ! Vous ne voyez pas ? Bon, allez, je me lance : mardi, toute la journée, grâce à la « manifestation » des professeurs, avec l'accord du proviseur et de toutes les personnes qui travaillent ici, il y aura blocus parce que …. la machine à café ne fonctionne plus !


Nina De Jonckheere



Nouvelle de l'année pour la 4ème 4



J'ai une nouvelle qui est la nouvelle de l'année, de cette année précise et non de la prochaine, de ces mois qui vont suivre et non de ceux déjà passés. Cette nouvelle qui me rend tellement heureux et qui vous fera tomber à la renverse, je n'arrive pas à l'articuler tellement j’en suis encore sous le choc. Peut-être allez-vous sauter au plafond, peut-être allez-vous pleurer, peut-être allez-vous rire, peut-être allez-vous vous évanouir, peut-être n'allez-vous pas en dormir. Cette nouvelle, qui d'habitude rend heureux plus d'une dizaine d’élèves et en fait pleurer plus d’un, pour une fois, nous arrive à nous 4ème 4 et non à une autre classe. Ceux dont l'esprit est torturé par la curiosité et qui veulent une réponse immédiate, j'aimerais vous laisser chercher encore un peu mais heureusement pour vous et malheureusement pour moi, je n'ai plus d'idée pour vous faire patienter davantage. Je vais donc vous annoncer que Monsieur Simplot a prévu pour cette année merveilleuse, devinez, devinez ce que c'est, devinez ce qui va nous arriver cette année et qui restera dans nos mémoires … Je vous le donne en dix, je vous le donne en trente, je vous le donne en cinquante … je dois donc vous le dire ? Monsieur Simplot a prévu pour cette année, bien plus qu'une sortie… Cet indice ne vous aide-t-il pas à trouver ? Oui, pour cette année, Monsieur Simplot a prévu bien plus qu'une sortie, un voyage que vous et moi demandions depuis un bon moment déjà et qui restera gravé dans nos mémoires. Si vous ne me croyez pas, vérifiez à vos sources.


Raphaël FLACK






Les Lilas, 10 décembre 2009


Mon cher Théo,


Toi qui a été dans le même collège que moi, je vais te raconter une chose invraisemblable, une chose étonnante, une chose rare, une chose insolite, une chose impensable, une chose surprenante, une chose croustillante, la chose la plus inattendue dans ce collège; quelque chose qui m'en fait perdre la langue.

J'ai surpris une conversation entre Madame l'intendante et Monsieur le principal dont je vais te dévoiler le sujet :

Le principal du collège Marie Curie, avec l'aide du Conseil Général, va faire construire, pendant les vacances prochaines, devine quoi !?!

Théo dit: « Il va faire construire un quatrième bâtiment? » Pas du tout; « Il va alors bâtir, dans la cour, une aire de jeux? » Oh non, tu n'y es pas du tout; « Ah! je sais, il va agrandir la cour en prenant les terrains d'à côté!?! »; Non cela coûterait bien trop cher et cela prendrait bien plus que de petites vacances. Monsieur le principal du collège, avec l'accord et les moyens du Conseil Général va faire aménager, pendant les vacances de Noël à la place de notre misérable cantine, un restaurant trois étoiles, avec couverts en argent, caviar en apéritif, menu à la carte, service raffiné, chandelier, banquettes de velours. Ce n'est pas beau?

Crois-moi ou pas mais ce que je te dis là est vrai. Je t'en donnerai des nouvelles savoureuses à la rentrée. En attendant, je te souhaite un bon appétit dans ta cantoche.


Swan



Les Lilas, le lundi 14 décembre

Cher ami,


Je vais vous raconter la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus la plus imprévue, la plus grande ,la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd'hui, la plus brillante, une chose qu'on ne verra pas deux fois, une chose qui fait pleurer tout le monde, une chose qui soulage mon classeur, une chose enfin qui s'est passée ce matin à 9h30, une chose qui peut-être ne se reproduira plus. Je me lance ou vous donnez votre langue au chat ? Ah, il faut donc vous le dire : Ce matin, à 9h30, pour le cours de français de Mme Moreau, Marcin avait; devinez, devinez quoi ? … Il avait des feuilles.


Lenny



Une incroyable fin d’année !


Je vous annonce la nouvelle de l'année la plus drôle, la plus incroyable, la plus folle, la plus étonnante, la plus irréaliste, la plus commune, la plus rare, la plus inouïe ! Jusqu'à aujourd’hui, jamais personne n'aurait cru une telle chose et elle aurait paru complètement extraordinaire il y a cinq ans .Vous direz d’ailleurs que cela est totalement faux et impossible, mais non !

Le vendredi 1er Juillet à dix-sept heures, les é... , les élè... , les élèves... !!! Voyons, est-ce si difficile à trouver , il ne faut pas chercher bien loin , Bien je vous le donne en un, je vous le donne en deux je vous le donne en trois !!

Au collège Marie Curie, le vendredi 1er Juillet à dix-sept heures, pour la première fois au monde, les élèves sont restés sages, n’ont pas fait de chahut dans les couloirs : , à croire qu’ils n’étaient pas pressés d’être en vacances.


Anissa Kara



CHERS ELEVES


Je m’en vais vous dire la nouvelle la plus belle, la plus grande, la plus éblouissante, la plus démente, la plus spectaculaire, la plus miraculeuse, la plus imprévue, enfin quelque chose qui n'arrive pas tous les jours et qui arrive au collège pour la première fois, les autres collèges en seront jaloux .Une équipe de foot vient demain. Devinez laquelle.

  • L'équipe de Marseille ?

Non vous n’y êtes pas.

  • L équipe de Lyon ?

Pas du tout

  • L'équipe de Caen ?

Non, il faut donc vous le dire : une équipe qui a de grands joueurs, qui a gagné de grandes coupes. Il y aura demain, au collège Marie Curie, avec la permission de monsieur le maire des Lilas, l'équipe de Paris. Si vous ne me croyez pas, on verra si cela est vrai.


Geoffrey GAUTEY



Nouvelle sensationnelle au Collège Marie-Curie



Je viens vous annoncer la chose la plus imprévue, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus époustouflante, la plus renversante, la plus inespérée, la plus extravagante, la plus grande, la plus petite , la plus surprenante , la plus rare , la plus stupéfiante . Une nouvelle à laquelle on ne s'attend pas. Une chose qui se fera pendant les vacances et qui se passera au collège. A vous de trouver. Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien ! Il faut donc vous le dire : J'ai surpris M. le principal dire au principal adjoint qu'on allait …, allez, devinez ! « Aménager une nouvelle cantine ? » Point du tout. «Construire un nouveau bâtiment ?». Point du tout, vous êtes bien pragmatique. «Vraiment nous sommes bien bêtes, ils vont donc assurément agrandir la cour». Vous n'y êtes pas. Il faut donc vous le dire à la fin : M. le principal, pendant les vacances, avec la permission du Conseil Général, va faire détruire tout le collège pour le remplacer par … par … de grands immeubles comme à la Défense. Les salles de classe seront individuelles, il y aura un bureau par élève, des cours transmis par télévision, plus nourriture à volonté .Formidable, non ! Je vous en dirai plus quand cela sera terminé. Et vous verrez si je dis vrai ou non …


Laëtitia KERKAERT


LA PLUS GRANDE DES NOUVELLES DE L'ANNEE


Je vais vous dire la chose la plus passionnante, la plus étourdissante, la plus rigolote, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus rare, la plus commune, la plus brillante jusqu'à aujourd'hui qu'on n'imaginerait nulle part en France. Elle se fera mardi, pas mercredi. C'est une chose unique au monde qui va arriver et à ne pas rater. Jetez-vous votre langue au crocodile? Eh bien je vous le dis : M. le Principal…invite ce mardi …Monsieur …, Monsieur le …, Monsieur le Président de la République, en chair et en os. Monsieur le Président sera là cette semaine.


Mélina THOMAS




Nouvelle extraordinaire



A tous les collégiens du collège Marie Curie, je vais annoncer la plus merveilleuse, la plus petite, la plus grande, la plus éblouissante, la plus incroyable, la plus inouïe et la plus belle des nouvelles. Quelque chose que nul n'a déjà vu dans ce collège, quelque chose que personne n'a osé rêver. L'arrivée d'une chose sublimissime !

Faut-il vous la dire?

Faut-il vous la souffler?

Faut-il vous la raconter?

Faut-il vous la mimer?

Je vais donc vous la révéler. Au collège Marie Curie, avec la permission du chef d'établissement, Monsieur Fryc, il aura le 12 juin prochain, il y aura …, il y aura des ... des uniformes roses et verts. Voici la nouvelle la plus imprévue et la plus brillante de toutes. Comme ça, plus aucune moquerie ni sujet de dispute. Tout le monde sera au même niveau.


Romain TREMEAU





NOUVELLE SENSATIONNELLE


Je vais vous déclarer la nouvelle la plus étincelante, la plus épatante, la plus resplendissante , la plus miraculeuse, la plus merveilleuse, la plus singulière, la plus rare, la plus fascinante, la plus spectaculaire , la plus inattendue , la plus insolite , la plus invraisemblable . J'ai entendu un débat entre les représentants du Collège Marie Curie et le Conseil Régional qui m’a fait sauter de joie. Comment faut-il vous le dire ?:

Le crier sur les toits ?

Le murmurer à voix basse ?

L'écrire sur une grande pancarte ?

Enfin je vous le dis, les autres collèges ne seront pas heureux ! : le collège Marie Curie des Lilas va, le 3 avril prochain, fermer ses portes !


Yanis TALAOUANOU




A Paris, le 17 décembre 2009


A Mademoiselle Brault-Boquet


Je vais vous dire la chose la plus bête, la plus intelligente, la plus saugrenue, la plus amusante, la plus paranormale, enfin la chose plus triste. Une chose qu'on n'a jamais vue, une chose qu'on ne croira pas, une chose si impensable qu'on en reste ébahi, une chose si surprenante qu'on en perd la voix. Jetez vous votre langue au chat, faut-il donc vous le dire?

Je vous le donne en trois, je vous le donne en huit, je vous le donne en mille.

Hier, jeudi, au collège Marie Curie une élève a …

Mélina dit : « Une élève a vomi ? » Oh non ! « Une élève s'est fait renvoyer ? » Non plus. « Une élève a crié sur un professeur ? » Vous n'y êtes toujours pas. « Je suis bien sotte, une élève a fait tomber son plateau de cantine ? » Vous n'y êtes pas. Ma foi, il faut donc vous le dire : hier, une élève est allée dans le bâtiment C car il faisait très froid et est montée sur le toit pour y faire de la gymnastique.

Si vous doutez de mes propos, vous saurez par les lettres suivantes si je dis vrai ou faux.


Victoria Colin

 



Les Lilas, le 15 décembre 2009




Aujourd'hui, il s'est passé l'évènement le plus ignoble, le plus catastrophique, le plus horrible, le plus triste, le plus hargneux, le plus incroyable, le plus honteux, le plus injuste, le plus imprévu, le plus secret, le plus inouï . Enfin, une chose dont on se souviendra pendant longtemps. Une chose qui s'est passée dans ma scolarité et qui me donne des frissons quand je la raconte. Une chose si épouvantable et si laide à raconter que je ne peux m'y résoudre. Je vais vous laisser dire cette affreuse nouvelle à ma place.

Il s'est passé ce jour-ci une chose qui donne la chaire de poule. Une chose, je pense, qui ne se passera plus jamais, que personne n'aurait penser pouvoir arriver.


Patrick dit : « Un élève s'est cassé un bras ?

- Non ce n'est pas cela.

- Une jambe ?

- Pas du tout, vous n'y êtes pas.

- Les deux jambes et les deux bras cassés en deux ?

- Pire encore !

- L'élève a perdu ses bras, ses jambes, il est aveugle et il est sourd ?

- Non, un élève à l'école, au collège, un jeudi, pendant la récréation a été attrapé par une autre bande de dix élèves et ils l'ont torturé. »

 

 

Je sais que cela est dur à imaginer, à concevoir, mais cela s'est vraiment produit et, je ne m'en suis remis que trois mois plus tard.




Avi Cohen

 


Paris, mardi 5 Mai 2009



Cher ami,


J'ai une nouvelle à t'annoncer, une nouvelle rare, une nouvelle surprenante, une nouvelle

incroyable, une nouvelle qu'on n’est pas prêt d'oublier, une nouvelle tellement impressionnante que même moi j'ai du mal à la croire, une nouvelle magnifique , une nouvelle qu'on ne nous annoncera pas deux fois dans nos vies, une nouvelle épatante et cette nouvelle c'est ... C'est qu'il y aura , au … collège Marie Curie , dans cinq jour , ... il y aura … l'inauguration d'un terrain de football ! Et qui sera là à l'inauguration ? ... Je te laisse deviner.  « Il y aura le maire ? » Non pas du tout ! « Il y aura le président ? » N'importe quoi ! Il y aura Zidane ! Le grand joueur de football, il va venir rien que pour inaugurer le terrain de football du collège, c'est génial !

Sur ce, je te dis à bientôt.


Marcin



A Paris, le 20 juillet 2009



A mon cher ami,


Je viens vous annoncer une chose merveilleuse, extraordinaire, la plus impressionnante de toutes, une chose que vous ne croirez jamais, une chose qui se passera au collège et qui me donne le sourire, me rend heureuse. Vous partagerez ce sentiment avec moi quand je vous aurai annoncé cette nouvelle. Cette année, au collège Marie Curie, nous avons organisé un voyage avec Madame Aguiar et Monsieur Simplot. Et bien chère amie, devinez où.

« Vous partez à la campagne ?

  • Vous n'y êtes point du tout, continuez à chercher.

  • A Nice, à Lille ?

  • Attendez, je vous donne quelques indices : le football symbolise cette fameuse ville, elle est connue pour sa richesse culturelle. Dans le passé, elle s'appelait Massalia. Il faut donc que je vous le dise ? « Plus belle la vie » ça ne vous parle pas ? Nous partons dans la ville sympathique de … Mar... Marseille, oui c'est bien ça!!!! »


 

Manelle



A Paris, le lundi 31 décembre 2009


Mademoiselle Colin,


Je viens vous annoncer la chose la plus extraordinaire, la plus rare, la plus exceptionnelle, la plus inimaginable, la plus inattendue. Enfin quelque chose qui n'est pas encore arrivé dans d'autres collèges. Une chose qui rend heureux le directeur et les professeurs. Une chose qui se fera lundi.

Je ne peux vous la dire, devinez !

Donnez-vous votre langue aux chats ?

Alors il faut que je vous le dise ?

Un ministre viendra au collège Marie-Curie, le lundi 25 juin 2010.

Il faut donc que je vous dise son nom ?

- Mlle Colin : « C'est le ministre de la justice ? »

- Non pas du tout.

- Mlle Colin : « C'est le ministre de la famille ? »

- Bien sur que non.

- Mlle Colin : « C'est le ministre des sports ? »

- Vous n'y êtes pas, vous ne me laissez donc pas le choix, je dois vous dire : C'est le ministre, le ministre de ... Allez devinez, c'est le Ministre de L'Education Nationale !

Si vous ne me croyez pas, je vous comprends, j'ai eu la même réaction.

Voilà un sujet qui va longtemps faire parler dans la cour de récréation.


Au revoir chère amie.


Magalie BRAULT

 

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 10:11
Sortie à l' Institut du Monde Arabe
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Nous sommes arrivés à l'Institut du Monde Arabe pour découvir l'art du zellige. Un conférencier est venu nous chercher dans le hall du bâtiment. Il  nous a parlé principalement des endroits où l'on pouvait trouver des zelliges et pourquoi on les utilisait. Puis il nous a fait visiter le musée qui contenait de très belles pièces ainsi que des zelliges. Il  nous a détaillé précisément ces objets de valeur.

SL380687.JPG


Qu'est-ce qu'un zellige?
Le zellige est une mosaïque composée de carreaux de faïence colorés et vernis et qui représentent des motifs géométriques.

Dans quel pays est né le zellige? A quelle période?
L'art du zellige est né au Maroc au Xème siècle.

A quoi servaient-ils? Où peut-on en trouver?
Ils servaient principalement à décorer les bâtiments (murs et sols) ou encore les fontaines.

Après avoir vu de véritables zelliges, ma classe et moi avons construit nous-mêmes des zelliges sur du sable avec de vrais carreaux en faïence puis avec des carreaux en plastique. Malheureusement, nous n'avons pas pu les ramener chez nous alors nous les avons pris en photo.

Pour moi, ce fut une sortie très agréable, pleine de découvertes et d'apprentissages : il est très important de découvrir de nouvelles choses sur des cultures étrangères !
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Djibril Thiam 5°1
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 10:59
Extraits de travaux d’écriture des élèves de 3ème8 du collège Marie Curie réalisés dans le cadre du cours de français de Mme Moreau.

Consigne : A votre tour, allez dans une librairie ou une bibliothèque pour vous procurer le roman de Balzac, Eugénie Grandet que nous étudierons prochainement en classe. Faites ensuite le récit de votre passage dans la librairie.


Dès que je suis entré dans cette librairie, j’ai ressenti un étouffement de livres.

Sidney MOATTI


Si je peux lire ce livre moi-même, c’est que j’ai sûrement du potentiel secret.
Laurie LE METAYER


Je voyais déjà les livres m’appeler à travers la vitrine.
Miguel RIBEIRO


Encore un de ces livres qu’on doit ouvrir sur ordre d’une personne !
Camille ROI-GROSSET


 Je me dirige vers la librairie Folie d’Encre accompagné de ma mère car à deux c’est mieux pour chercher. La libraire me demande quel livre je cherche. Je réponds « Balzac » tout en sortant mon classeur de français à toute vitesse car je ne connais pas encore le titre par cœur.
Gabriel GALATI

Petite, j’adorais aller à cette librairie. Il y avait un petit étage au fond de la pièce où je passais mon temps à admirer les imagiers pour les enfants pendant que ma mère, elle, regardait les livres de recettes ou des albums de photos pour mon père quand Noël approchait. La quantité de livres me fascinait.

Ces beaux jours sont passés et maintenant en revanche, je ne fréquente Folies d’Encres que, comme la plupart des élèves, pour chercher un livre ou un cahier d’activités demandé par un professeur. […]

Alors que nous discutions, adossées contre une des tables, la vendeuse nous tendit un livre et nous dit en souriant : « Je sens que c’est ça que vous cherchez ! » Quelle chance !
En effet c’était bien Eugénie Grandet de Balzac. Comment avait-elle deviné ? Avait-elle déjà été accostée par des hordes de collégiens en quête de cet ouvrage ? Non, je crois tout simplement qu’elle a entendu notre débat passionnant sur l’étude d’une œuvre d’un grand auteur qui est sûrement des plus ennuyeuses, comme tous les textes imposés par les professeurs.
Claire LEBRAS

D’ordinaire, je me serais plutôt dirigée vers les rayons « livres de jeunesse » : les-livres-qui-nous-comprennent nous « jeunesse ». Mais je savais que cette fois-ci, je ne trouverais pas mon bonheur parmi eux. « Bonheur » un nom totalement incompatible avec un roman de Balzac. Quel était ce livre déjà? Ah oui! Eugénie Grandet. Il faut que vous sachiez que j’étais plus ou moins préparée. J’avais déjà entendu parler des œuvres de Balzac. «  Elles sont longues, compliquées, remplies de description etc. . . » Je m’étais déjà forgé une opinion. Oui! Ces œuvres faisaient parties des-livres-que-je-ne-lirai-jamais. Elles étaient même en haut de ma liste. Mais il faut croire que le destin en a voulu autrement. Pauvre de moi ! J’étais bel et bien condamnée à lire l’une d’entre elles.
[…]
Il était là. Il m’attendait. Je le pris avec hésitation.
Premier réflexe: «combien y a-t-il de pages ? »
Oh mon Dieu ! C’est horrible! Je n’y arriverais pas!
Second réflexe: la typographie. « S’il vous plaît, faites que les lettres soient grandes et espacées ! » Non. Elles sont petites et serrées.
Essayons de lire le résumé … Eugénie Grandet de Balzac se rajoute à la liste des-livres-que-je-ne-comprends-pas. Je me voyais déjà relire les pages précédemment lues les minutes précédentes pour essayer de suivre le fil de l’histoire.
J’essayais alors de positiver les choses. Oui il fallait positiver.
«Ce n’est pas un simple bouquin qui arrivera à causer ma perte » Je m’avançais avec un pas lourd vers le guichet de la bibliothécaire. Elle avait un grand sourire bêta qui ne faisait que m’agacer. Elle regarda le livre que je lui tendais puis le scanna. Elle essayait de garder son sourire mais cela ne servait à rien car je savais bien qu’elle était despérée pour moi. Comment pouvait-elle ne pas l’être?
Agathe MENDES TAVARES

J'entre dans la librairie, non, pas besoin de pousser la porte dans cette librairie, elle est toujours ouverte.

J'entre donc, parcours rapidement du regard la petite boutique, je slalome entre les rayonnages et les tables où sont empilés les livres attendant d'être achetés. Pour l'instant pas de traces d'Eugénie Grandet, ce pourquoi je suis venue. Je m'arrête devant une table, prends certains livres dans mes mains, regarde leur couverture, leur résumé puis les repose à leur place et retiens quelques titres de livre que je pourrais emprunter à telle ou telle personne, ou dans telle ou telle bibliothèque. Puis je continue ma route, ce n'est pas eux que je suis venu chercher.

Je me dirige lentement vers la caisse pour commander mon livre lorsque j'en aperçois une pile coincée entre quelques Corneille et quelques Molière. J'en prends un exemplaire, regarde la couverture, la quatrième de couverture, vérifie qu'il n'est pas abîmé. Non, ça va : il n'est pas corné et il sent encore le « neuf ».
Flora ACQUISTAPACE

Tu cherches un livre, un livre que ton professeur t'a demandé d'acheter : " Eugénie Grandet " de Balzac. Tu as déjà entendu parler de cet auteur, et tu supposes que tu ne trouveras pas cet ouvrage dans les livres pour enfants, tu te diriges donc vers des étalages où des dizaines de livres à la couverture intrigante sont collés entre eux. Leurs couleurs, leur taille, leur épaisseur, leur titre, leur illustration et leur auteur attisent ta curiosité mais tu sais que tu ne dois pas y toucher, non, tu dois trouver un livre dont les descriptions font office de récit, dont les récits remplacent les dialogues et les dialogues, c'est bien simple, il n'y en a pratiquement pas .
Naïma MAUREL

J’entrepris de sortir le livre qui m’intéressait sans faire tomber les autres. Quand je réussis, je posai aussitôt le regard sur la couverture. Mais celle-ci n’était pas très explicite, et je me penchai alors sur le résumé au dos du livre. Malheureusement, je compris à peine la moitié de ce dernier. Ce livre était décidément bien mystérieux, assez en tout cas pour que je ne comprenne pas quel genre d’œuvre c’était.
Thomas GILORMINI

Des livres qui sont faits pour les enfants et quand on voit leur couverture, on se rappelle de l’histoire, les livres qui ont une couverture très attirante, les livres que nos parents ont achetés il n’y a pas longtemps pour offrir à la famille, des livres que l’on m’a conseillés et qui me semblent intéressants, ceux que je n’ai pas du tout aimés et que je n’ai pas du tout envie de relire, ceux que j’évite et qui ne m’intéressent pas du tout. La librairie n’était pas très grande mais elle comportait beaucoup de tables avec des piles de livres ce qui est vraiment gênant lorsque l’on a un gros sac à dos et que l’on souhaite se retourner. Plusieurs fois, les livres me jetèrent des regards pour me faire comprendre que j’avais failli tout renverser.
Clémentine PAQUET

Invitation au voyage :

C'était vendredi dernier, ma professeur de français nous avait demandé d'acheter un livre, lequel déjà?....Ah oui! Eugénie Grandet  d'un certain Balzac je crois. Quand elle nous l'a annoncé, je n'étais pas emballée par le titre, mais je suis vraiment prête à tout pour éviter l'ennui.

J'arrive donc à la librairie. Je m'attarde un moment sur les nouveautés en vitrine. Certains livres nous emmènent à Berlin, d'autres à Cuba, tandis que quelques autres nous invitent à les suivre deux rues plus loin.

J'entre maintenant dans la boutique où une multitude de choix s'offre à moi.

Essayant de garder une trajectoire des plus droites possible, je ne peux cependant m'empêcher de m'approcher des livres amenant à faire un voyage aux Antilles, de ceux-ci je lis quelques pages langoureusement.

Après cette courte escale, je me laisse porter jusqu'aux livres qui conviennent à l'exploration de villes germaniques telles que Berlin, Vienne, Munich et bien d'autres encore. A droite de cet étalage se trouvent les livres policiers qui nous transportent en pays anglo-saxons en seulement quelques secondes, et sur lesquels mes yeux glissent d'eux-mêmes.

Finalement, je réussi à m'extraire de toutes ces destinations, et arrive aux livres qui nous font voler jusqu'au XVIIème siècle et autres temps reculés. Je m'empare du premier exemplaire exposé et part pour la cour du Roi Louis XVI, juste le temps de prononcer en petit « ouf ! ».

Enfin, après ces voyages de courte durée, je parviens au livre souhaité, Eugénie Grandet . J'agrippe l'exemplaire en haut de pile et me dirige mollement vers la caisse.

Durant quelques secondes qui se dilatent en minutes, je laisse mon regard voguer une dernière fois dans ce vaste monde de destinations... puis, je pars.
Coline TOMALA-CARLUS

J’observe la multitude des livres policiers qui s’étend sur de nombreux hectares. […] Il y a aussi un peu plus loin le magnifique jardin des livres fantastiques celui-ci étant moins étendu. Je prends ainsi de plus en plus de plaisir à participer à ce voy
age. Je rencontre enfin l’immense et monstrueuse jungle des romans. Néanmoins, je me demande comment je pourrai trouver ce livre dans cette forêt tropicale si dense. Puis en regardant un peu mieux, je m’aperçois que les livres sont aussi classés par auteur. Je cherche donc dans « B » comme Balzac mais à ma grande surprise je ne trouve rien. Est-ce une espèce en voie de disparition ? […] Je regarde minutieusement tel un scientifique regarde à la loupe. « Ouf, enfin arrivé ! » Je trouve mon trésor entre de gros livres. Je suis assez fier de moi de l’avoir découvert dans cette immense forêt. Je regarde donc le livre rapidement, comme fait chaque personne lorsqu’il s’agit d’acheter un livre, mais au fur et à mesure que je le feuillette, je m’aperçois que son aspect est suspect. Après tout, je suis au rayon occasion. Je le regarde donc d’un air différent, et j’éprouve soudain une sorte de pitié pour ses pages fripées, endolories comme les feuilles d’une fleur desséchée. C’est comme s’ il m’appelait et me disait : « Prends-moi, lis-moi, je vaux çà ! » Mais en réfléchissant je me dis que l’état de ce livre était sûrement une trace de l’explorateur qui m’avait précédé et me révélait que l’aventure ne faisait que commencer.
Jordan FABRI

Je n’ai en général aucune raison de me retrouver devant ces étagères prêtes à céder sous le poids des livres car derrière chaque rangée, il s’en trouve une deuxième. Enfin je me décidai à commencer mes recherches et m’accroupis pour analyser l’étagère du bas : mauvaise pioche, je me retrouve sur les bancs de l’école primaire avec les manuels de classe de ma mère. Je remontai d’une étagère et crus être devenue daltonienne, mais ce n’était que les livres appartenant à la bibliothèque verte. Remontant encore, je me rendis compte que j’étais devant les livres de science-fiction de mon père. Quittant les petits hommes verts et les hommes sans visage, je commençai à enquêter avec Adamsberg parmi la collection incomplète des romans de Fred Vargas. Je fus ensuite projetée en Angleterre aux côtés de Thomas et Charlotte Pitt d’Anne Perry dans la collection des 10/18 puis, sans quitter l’Angleterre, je me retrouvais ave le plus Belge des détectives d’Agatha Christie. Je remontai encore et me retrouvai sans m’y attendre en Suède grâce aux Millénium, puis du côté de l’Espagne avec Lucia Etxabania, juste après Daniel Pennac avec notamment le livre Comme un roman. Je partis ensuite en Australie et me retrouvai dans un Cul-de-sac avec le premier roman policier de Douglas Kennedy. Je rencontrai encore Un diable habillé en Prada et fus projetée dans la plus palpitante des histoires d’Harlen Coben.

Voyant bien que Balzac ne faisait pas partie des auteurs qui se trouvaient dans mon champ de vision, je fis une pause pour frotter mes yeux fatigués de lire verticalement.
Gabrielle FAYOLLE

Cette bibliothèque si imposante qu’on dirait un paquebot. Ce grand navire qui cache tant de surprises, qui recèle un tas de petites merveilles dont l’on imaginerait pas l’existence, dissimulées dans chaque recoin. […] Je suis effrayée. Je ne suis tout de même pas une débutante, j’ai déjà passé mon baptême de plongée. Je n’ai pas à avoir peur. Et pourtant. Je me sens si minuscule face à ces centaines de livres plus précieux les uns que les autres.
Entre les Folio et les Pléiade, ai-je ma place ? Je renonce au côté droit de la bibliothèque […] et je plonge dans les profondeurs abyssales de l’autre côté. […] Je finis par le voir comme un coquillage rejeté par la mer.
Laura VERNIER

Quand la recherche vire au fantastique :

Il ferme donc sa boutique et s'en va. Je me retrouve seul dans cet immense palais pour livres.

Je sors de ma cachette et reprends mes recherches. Je mets du temps à comprendre que je ne suis pas dans le bon rayon et qu'il faut que je me dépêche. Je fouine un peu partout jusqu'au moment où j'entends un bruit étrange, comme une cafetière qui fume. Je me déplace furtivement jusqu'au centre de ce palais et soudain là, devant mes yeux ébahis, des-livres-que-les-professeurs-m'ont-obligé-à-lire. (ndlr :en particulier Madame Moreau), des-livres-fantastiques-auxquels-seuls-les-petits-peuvent-croire et des-livres-que-je-ne-m'attendais-pas-à-voir, sont tous là , installés dans des fauteuil, devant leur tasse.

Apres plusieurs tentatives pour sortir de ce rêve qui n'en est pas un, je cours et trébuche sur un livre qui me servira plus tard en cours (vous vous attendiez à Eugénie Grandet, ce n'est pas cela) c'est bien ''Rien de nouveau sous le soleil'' . Je ramasse et trouve caché derrière lui le fameux Saint Graal ''Eugénie Grandet''.

Je m'endors donc après cette fabuleuse rencontre et me réveille le matin lorsque la grille s'ouvre. Le libraire entre et me jettant sur lui, je lui demande:''C'est combien les deux ?''.
Ronan LE FLOC’H

Ils étaient en rang classés par ordre alphabétique comme pour aller manger à la cantine.
 […]
Après des heures à chercher, je m’endormis au beau milieu des livres… Le noir complet et un rêve plus que bizarre : Le roman de Balzac est au sol et blessé de deux coups de couteau. Plus loin, Robert aiguisait ses H pour nous planter des définitions dans le cœur. Il était en train de me poursuivre et là, le réveil. L’envie de quitter cette pièce m’envahit et c’est pour cela que je pris Eugénie Grandet de Balzac et quittai cet enfer de belles paroles.
Thomas BELLOT
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 11:17

La classe de 6°4 participe au projet "conteur dans la classe" mis en place par la maison du conte de Chevilly-Larue.


Une conteuse professionnelle, Delphine Noly, interviendra six fois dans la classe pendant 2 heures pour initier les enfants au récit par le biais du corps, de la voix et de la musique.


La matière des histoires pourra être puisée à l'intérieur des souvenir personnels des enfants ou dans des contes d'enfants différents.

Au cours de ces rencontres, les enfants pourront se familiariser avec la démarche de création de Delphine Noly, avant de découvrir son spectacle, sage comme un orage, le 31 mars.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:04

Voici les journaux publiés cette année par les élèves du club journal.

Journal n°1 : décembre 2008

































Journal n°2 : mars 2009

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