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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:51

 

 

                                   LES DEUX VOLEURS


Il faut écouter, Messires, cette histoire qui, je pense, en fera réfléchir plus d’un.

Il était une fois un couple de voleurs qui s’apprêtait à commettre un larcin chez le seigneur. Ils attendirent la nuit et lui volèrent sa bourse. Ils rentrèrent chez eux et posèrent la bourse sur la table. 


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Après s’être couchée, la femme, terriblement avare, se leva pour aller compter les deniers amassés. Mais elle fit du bruit comme quoi elle ne devait pas être si bonne voleuse. Le mari se leva croyant qu’à leur tour ils étaient volés et, peureux et lâche, il prit un gourdin et asséna un gros coup sur la tête du soi-disant voleur. Puis il décida d’attendre le lendemain matin pour aller dénoncer le larron.

Quelques heures plus tard, lorsque le soleil commença à éclairer la maison, il découvrit que c’était sa femme qui, à cause du coup, avait abondamment saigné pendant toute la nuit. Affolé, il courut chercher le curé à l’église et toqua à la porte :

-« Curé, curé, curé !

-Diable, diable ! Que se passe-t-il ?

-C’est ma femme, elle saigne abondamment !

-Comment se fait-il ?

-Elle a trébuché et est tombé par terre.

-J’arrive. »

Le curé et le voleur vont à la maison, le curé soigne la femme.

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Mais juste avant de partir, une bourse frappée du sceau du seigneur attire son attention. Il n’en dit rien aux voleurs mais, sorti de la maison, il va prévenir les gardes qui, après vérification, emprisonnèrent le couple et ils reprirent la bourse.

Leur lâcheté et leur avarice les ont punis. Qu’est-ce que vous en pensez ? Gagner peut aussi signifier perdre.

                                                                                                                            Lysandre Luce

 


                                                         LE PAYSAN IMPOSTEUR

 

Ecoutez bien ceci ! Un chevalier habite un château, il a une femme de famille noble. Sous son château vivait un paysan vêtu de longues guenilles trouées. Cet homme n’avait jamais eu la chance de dîner un repas. Un jour, il demanda au chevalier un repas car il avait une faim de loup. Le seigneur de bonne mine lui répondit :

-« Je ne t’offrirai pas la chance d’avoir un repas !

-Pourquoi Sire ?

-Tu ne le mérites point ! »

Le vilain d’un air mendiant part sous son abri.


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Un jour, le chevalier organisa un festin dans son château situé en pleine campagne. Il invite toutes les personnes nobles comme le seigneur, sa femme et les autres.


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Le festin commença, les invités arrivèrent petit à petit, le paysan devait se pousser toutes les trente secondes car ils passaient par son abri. Le chevalier ne voulut pas que le pauvre mendiant puisse venir. Le prêtre, vêtu de sa longue soutane, demanda au pauvre :

-« Pourquoi es-tu là ?

-Sire, c’est mon abri !

-Je vais trouver une solution pour que vous puissiez venir. »

 

 

De suite, le prêtre alla voir le chevalier et lui demanda de faire venir le pauvre devant le château.

-« Vous plaisantez ?

-Cet homme n’a jamais eu la chance de dîner ! Si c’est comme cela, moi, je pars, » annonça le prêtre.

Le chevalier furieux partit chercher le prêtre. Le prêtre voit le chevalier courir. Le chevalier surgit et rattrapa le prêtre.

-« Je ne viendrai pas si ce pauvre n’y assiste pas !

-Si c’est comme cela, je vous souhaite un bon retour ! »


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Ecoutez bien ceci, Messires. Le prêtre alla voir le paysan, il enleva sa toque puis sa longue soutane et donna ses vêtements au pauvre. Ensuite, le pauvre enleva ses longues guenilles trouées et ils s‘échangèrent leur tenue. Le prêtre alla se réfugier sous l’abri du mendiant et l’imposteur avec sa longue soutane rentra au festin.

Le chevalier lui dit :

-« Avez-vous changé d’avis ?

-Oui, Sire ! »

Pendant ce temps, l’homme se régala de gourmandises. L’imposteur partit discrètement ramener au mendiant-imposteur des amuse-bouche. Le curé touché lui dit :

-« Merci mon pauvre, je savais que tu allais penser à moi.

-Chose promise, chose due, mon curé. »

Les deux hommes heureux rentrèrent à l’église en ayant tout gagné.

J’ai fini mon histoire et je prouve que quand on partage, on se fait rendre la pareille.

                                                                                                                         Dylan Beribos

 

 

                                LE SEIGNEUR QUI AGISSAIT COMME UN VOLEUR


Ecoutez bien, Messires, l’histoire d’un pauvre paysan qui vivait seul avec son fils. Ils n’avaient pas beaucoup de sous. Mais le père était courageux face au labeur.

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Un jour, le vilain s’en alla voir son seigneur qui était gros comme un porc. Il aimait l’argent tel un voleur. Il était avare et n’aimait pas dépenser de deniers. D’ailleurs, il n’entretenait pas son château. Tout ce qu’il possédait, il ne s’en occupait point. Alors le paysan vient voir le seigneur et lui demande :

-« Mon seigneur, je voudrais vous demander une faveur.

-Laquelle, mon brave ?

-J’aimerais bien vous louer un peu de vos terres pour cultiver un peu de mon blé.

-Je suis d’accord mais tu sais déjà que tu me devras quelque chose en échange, par exemple la moitié de ce que tu auras récolté.

-Oui messire, je vous promets que je vous donnerai la moitié de ce que j’aurai cultivé. »

Le paysan si content alla cultiver sur les terres qu’il avait louées à son seigneur. Deux mois plus tard, les récoltes ont poussé et le paysan marcha jusqu’au château du seigneur.

-« Bonjour mon seigneur, je suis venu vous donner la moitié du blé que j’ai cultivé.

-Ce n’est pas suffisant, donne-moi un quart de plus de ce que tu as récolté.

-Tenez messire, je vous donne un quart de plus de ce que j’ai récolté.

-Va poser tout ça dans ma salle à culture. »

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Le paysan, tout triste de n’avoir qu’un quart à manger, alla poser le blé pour le seigneur. Mais dans la salle aux cultures, il y avait un gros trou au plafond et ces derniers jours, il avait plu. Comme le seigneur ne s’occupait pas de ce qu’il possédait, la salle à culture était inondée d’eau. Le paysan qui obéit aux ordres du seigneur posa le blé sur l’eau comme lui avait dit le seigneur…

Le paysan rentra chez lui et le seigneur alla voir si le blé avait été déposé. Le blé était déjà moisi, le seigneur n’avait plus de blé pour se nourrir toute l’année tandis que le paysan avait de quoi se nourrir cette année.

Voilà pourquoi, Messires, je peux vous dire que l’avarice perd tout en voulant tout gagner.  

                                                                                                                           Alexis Brunet


                      LE PAYSAN ET LA PAILLE MOUILLEE

 

Je vais vous conter ce fabliau. C’est l’histoire d’une femme qui était très belle. Vu qu’elle était très belle, elle décida de se marier avec l’homme le plus riche et le plus beau du village. Il vivait dans la plus grande maison du village et avait un lustre géant avec cent bougies.

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Mais le mari était égoïste et cruel et il cachait bien son jeu car sa femme n’avait rien vu. Au bout d’un an, l’homme ne veut plus de sa femme et donc décide de la tuer.

Mais comme il était noble, riche et beau, il décida que ce ne serait pas lui qui la tuerait. Il devait donc demander çà un paysan contre de l’argent. Le paysan fut perplexe mais accepta de dire  « oui ». Le mari lui laisse une journée et pas une heure de plus.

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Le paysan va donc à la maison de la femme et du mari, il entre et voit l’énorme lustre. Il prend la hache et monte les escaliers. Il entend un bruit, commence à avoir peur. Puis un petit lapin passe, il se dit qu’il a été bête d’avoir eu peur de ça. Il continue de monter les escaliers mais dès qu’il voit la femme, il tombe amoureux. Il se refuse à la tuer et repart. J’ai oublié de vous préciser que le paysan avait de la paille mouillée sous ses bottes et qu’il en avait mis sur les escaliers.

Le soir, le mari rentre dans sa grande maison et entend du bruit. Il dit :

-« Diable, pourquoi est-elle encore en vie !? »

 

Il prend la hache, décidé à la tuer lui-même. Il monte la première marche et manque de tomber. Mais à la deuxième marche, il glisse sur la paille mouillée et sa hache lui coupe la tête en deux.

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La femme ressort de sa chambre et voit le cadavre de son mari. Elle est sûre qu’on l’a tué. Mais vous et moi savons que ce n’est pas vrai.

 

La femme engage un paysan pour tuer le « meurtrier ». Mais le paysan qu’elle a engagé est le « meurtrier » lui-même. Elle lui laisse une semaine. Pendant toute la semaine, il cherche une solution mais n’en trouve pas.

Le septième jour, il retourne au château. Il commence à dire qu’il est parti mais s’emmêle dans ses mots et avoue tout. La femme est sous le choc. Cependant elle décide de l’épouser même s’il est laid et pauvre car il a bon cœur.

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Il ne faut jamais se fier aux apparences. Qui est beau et riche peut être méchant. Qui est laid et pauvre peut être gentil .Et puis croyez-moi ou non, je dis la vérité.

 

                                                                                                                 Jules Brière-Rome

 

 

 

                                              LES CAROTTES

Ecoutez bien ceci, Messires, ça peut vous être utile.


Il y avait jadis un couple de paysans qui n’était pas très aisé et qui avait une seule et unique passion dans la vie : manger ! C’étaient de vrais goinfres, ils préféraient manger que de s’occuper de leurs deux fils qui étaient plutôt maigres car il n’y avait pas franchement de restes. Ils dépensaient tout leur argent dans la nourriture et étaient surnommés dans tout le village « les goinfres égoïstes ». Mais cela ne les dérangeait pas ! Tant qu’ils avaient une dose suffisante de nourriture dans le sang, tout allait bien.

Or, un jour, l’anniversaire de l’aîné de la famille s’approchait à grands pas. Il allait fêter ses treize ans. Les deux paysans se rendirent compte de leur égoïsme car depuis treize ans, ils ne s’étaient jamais occupés de leur fils. Alors ils essayèrent de se racheter, et de lui graisser la patte en organisant son anniversaire en son absence. Des dizaines de gâteaux et de délicieuses nourritures étaient préparées.

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La mère dit au père :

-« Il va se régaler !

-Nous aussi, répondit le père

-Comment ça nous aussi ?

-Il ne va pas manger ça tout seul, nous allons l’aider ! 

-Ah ça non ! Nous avons été de vrais égoïstes durant treize ans la roue doit tourner !

-Bon d’accord ! Mais juste, goûte-moi ça ! 

El là, il lui tend une part de gâteau. La mère accepte et lui dit :

-Il est délicieux, j’en reprends une ! 

Et ils reprennent chacun une part et dirent en chœur.

-Bon, là, c’est la dernière ! »

Mais, il ne faut pas oublier qu’on ne change pas en une journée. Ils se resservirent encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul et dernier gâteau. Mais ils n’avaient pas dit leur dernier mot.

Sur le chemin du retour, le fils était épuisé de sa journée. Il marchait en traînant les pieds, le regard vide jusqu’à ce qu’il croise le curé qui lui dit :

-«  Tout va bien ?

-Pas vraiment. Je n’ai pas mangé depuis hier matin et je commence à être un peu faible, dit le fils.

-Bon, je te raccompagne chez toi et tes parents auront de mes nouvelles ! » 

 

Une fois arrivé devant la porte du jeune garçon, le curé toque. Pas de réponse. Il ouvre la porte et voit deux espèces de porcs en train de manger le gâteau.

 

 

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Il fit chercher le médecin de la ville, inquiet, car ils étaient énormes.

 

 

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Le médecin arrive et dit après les avoir auscultés :

-«Vous êtes de gros porcs ! Privés de nourriture, désormais tout ira pour vos fils qui en ont bien besoin ! Vous mangerez ça ! »

Et le médecin tend des carottes aux deux parents. Tous les deux se mettent à pleurer et le reste rit à poumons ouverts. Les fils sont désormais heureux.

Alors je vous le dis, la gourmandise est un vilain défaut et l’égoïsme aussi. Il faut faire passer son confort après celui de ses enfants.

                                                                                                              Alexia Varlette

 

 

 

 

             LE SERF ET LE CHEVALIER GUILLAUME

 

Ecoutez, Messires, mon histoire. Il y avait jadis un serf, un bon serf, fidèle et loyal. Son seigneur avait une jeune fille. Ah ! Diable ! Comme elle était belle ! La jeune fille était désormais en âge de se marier, et le seigneur n’avait pas d’héritier.

Or, un jour, il fit venir toute sa cour, dont le chevalier Guillaume. Il dit :

-« Messires, Dames, et damoiseaux, je n’ai pas d’héritier à mon trôle, j’ai donc décidé de marier ma fille avec le chevalier Guillaume, comme me l’a demandé son père. »

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 Le chevalier Guillaume était un homme froussard, coquet, cupide et très arrogant.

Le roi fit venir le chevalier Guillaume mais c’est alors que le serf, qui était dans l’assistance, dit :

-Sire, je ne veux point discuter vos paroles, mais ce mariage me semble bien injuste. Qu’a fait ce chevalier pour mériter votre fille ? Je vous le demande. »

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En effet, le sert était amoureux de la fille du seigneur depuis bien des années.

-« Il est vrai, mon paysan, que tu me sers fidèlement depuis voilà bien une décennie. Cela mérite certainement une petite récompense. Mais ! Hélas! Tu n’es qu’un pauvre paysan et je ne peux te laisser épouser ma fille. Néanmoins, je te propose un marché : tu feras une course dans la forêt avec le chevalier Guillaume. Si tu gagnes, tu recevras une grosse somme d’argent et tu te verras libre. Si le chevalier gagne, il épousera ma fille. »

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C’est ainsi qu’ils allèrent dans la forêt pour la fameuse course. Durant toute la première heure, ils coururent l’un à côté de l’autre. Mais à un moment donné, le chevalier Guillaume se prit les pieds dans une racine et tomba dans la boue. Ah ! Qu’il était laid et ridicule, pataugeant ainsi dans la boue !

Le paysan qui continuait se fit interpeller par le chevalier Guillaume.

  • « Non, ne me laisse pas ainsi ! N’as-tu donc aucun respect ?! Serais-tu capable, toi, de me laisser ainsi dans la boue, abandonné à mon sort ? »

Le paysan, qui avait bon cœur, s’en revint en arrière et l’aida à se relever. Ce ne fut pas une mince affaire : le chevalier, fanfaron dans la boue, glissait et n’arrivait pas à se relever ! Finalement, tant bien que mal, le serf arriva à relever le chevalier Guillaume. Mais, au moment de repartir, le chevalier fit un croc en jambe au paysan qui, à son tour, tomba dans la boue. Le chevalier repartit sans se retourner.

Le paysan se releva vingt minutes plus tard. Il atteignit le point d’arrivée où l’attendaient le roi, sa fille et le chevalier Guillaume en piteux état mais avec de l’arrogance dans le regard. C’est alors que le paysan, en colère, raconta tout :

-« Messires, sachez que cet homme a triché. Tout à l’heure, dans la forêt, il est tombé et je l’ai aidé à se relever. Lui m’a fait un croc en jambe et je suis tombé. Il m’abandonné, là, dans les marécages. Voilà pourquoi je suis arrivé si tard.

-Est-ce bien vrai, ce que j’entends, chevalier Guillaume ?

Le chevalier ne savait plus où se mettre.-N…non, je n’ai rien fait de tel!

-Je ne te crois pas ! dit le bon seigneur. Tu ne mérites pas ma fille ! Je te bannis ! Va ! Cours ! e ne veux plus jamais te voir ! Quant à toi, mon serf, tu es libre. Va en paix, achète-toi une maison avec l’argent que je te donne et vis en paix. »

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C’est ainsi que je vous le dis, soyez toujours honnêtes, car gagner peut aussi signifier perdre. Et il est bien heureux, le paysan, désormais. Car, oui, il est toujours en vie. Tandis que le chevalier Guillaume, ce félon, perdit son titre et se fit bannir, si bien que l’on n’entendit plus parler de lui.

                                                                                                                                      Lili Roux

 

                   LE PAPE, L’EVEQUE ET LE PREVOT

Ecoutez, Messires, cette histoire qui peut vous divertir.

Un marchand, qui était riche, avait deux enfants : une fille et un fils.

 

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Mais il préférait sa fille car elle était si belle que je ne peux vous la décrire, tandis que son fis était d’une laideur, une laideur horrible. Son visage était couvert de boutons. Le marchand avait perdu sa femme il y avait environ cinq ans.

Or, un jour, le prince, qui revenait de la chasse, vit la fille du marchand. Il descendit de son cheval et demanda à la jeune fille :

-« Bonjour, où habitez-vous ?

-J’habite dans la grande maison derrière le bois, répondit la fille.

-Merci », dit le prince. Puis il disparut derrière les maisons.

 

Arrivé au château, le prince va voir son père le roi pour lui dire :

 

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-« Père, j’ai trouvé celle que j’aime !

-Bien, dit le roi, et où habite-t-elle ?

-Dans la grande maison derrière le bois, répondit le prince.

-Soit, j’irai voir son père ce soir même, dit le roi.

-Merci, père, vous ne serez pas déçu, je vous l’assure, » dit le prince en sortant.

Parole dite, parole faite, le roi s’en va vers la maison derrière le bois. Et voici notre bon roi devant la porte. Il toque une fois, deux fois, trois fois et la porte s’ouvre.

Le marchand, en voyant le roi, fut très impressionné et le fit entrer. Le marchand dit :

-« Majesté, que vous amène de bon soir ? Mais entrez donc, il fait froid !

Le roi entra et dit au marchand :

-Avez-vous une fille ?

-Oui, répond le marchand, je vais la chercher ?

-Oui, dit le roi, allez la chercher.

-J’ y vais de pas, » dit le marchand.

Quelques instants plus tard, voici le marchand et sa fille. A ce moment, le roi, en la voyant, la trouva si belle qu’il se met à genoux et dit « Mon Bon Dieu ! ». Toute la soirée, le marchand et le roi discutèrent de choses et d’autres que même moi je ne compris. En partant, le roi dit :

-« Bien, alors le mariage est fixé à dans deux semaines. ». Puis il s’en alla.

 

Le roi prépara le mariage de son fils avec précaution et il voulait même que son fils soit marié à la fille du marchand par… le pape. Le roi s’en alla donc voir le pape et lui dit :

-« A la fin de la semaine, mon fils se mariera avec la fille d’un marchand, et je veux que ce soit vous qui les unissiez.

Le pape très malin dit au roi :

-Je suis d’accord mais vous me donnerez un sac de pièces d’or.

-Je suis d’accord, dit le roi.

-Non, dit le pape, je voudrais deux sacs d’or.

-D’accord, dit le roi en donnant les sacs.

Puis le roi s’en fut. Arrivé au château, il   fit une grande annonce pour le marchand.

CHER MARCHAND,

INVITEZ TOUS LES MEMBRES DE VOTRE FAMILLE !!!

LE ROI

 

Et le roi la fit porter au marchand.

Le grand jour arriva.

 

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Dans l’église, le pape arriva et quand il vit le fils du marchand, il pensa qu’il était possédé par le diable. Et il …s’enfuit.

 

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Alors le roi demanda à l’évêque de venir et celui-ci accepta à condition de recevoir quatre sacs de pièces d’or. Mais arrivé au grand jour, l’évêque, voyant le fils du marchand, pensa qu’il était possédé par le diable et lui aussi… s’enfuit.

 

 

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Alors le roi tracassé demanda au plus petit prêtre du village. Quand le grand jour arriva, le prêtre maria le prince et la fille du marchand et tout le monde fit la fête.


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Ecoutez, il vaut mieux choisir quelqu’un de sérieux mais non célèbre que de choisir quelqu’un non sérieux mais célèbre.

Et ce fabliau vous le prouve bien.

                                                                                                                              Solène Daudon

 

                      LE SEIGNEUR A LA CAPE ROUGE

 

Ecoutez, Messires, l’histoire du riche seigneur des plaines du sud. Celui-ci tient beaucoup à son apparence et porte toujours de beaux habits. D’ailleurs il faut que je vous dise qu’on le repère facilement à ses belles capes rouges. Beaucoup de paysans travaillent pour lui et doivent payer les banalités. Ce seigneur n’est pas très aimé de ses paysans car il est égoïste, ne pense qu’à organiser de banquets avec les autres seigneurs et à participer à la chasse.

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Or, un matin, il décide de se distraire en partant à la chasse avec des chevaliers et des seigneurs. Il sort de son château et croise un couple de paysans habillés en guenilles et travaillant la terre pour se nourrir. Il les regarde d’un air méprisant, lui toujours coquet et part chercher son chien.

BBBBBBBBBBBBB-copie-13.jpgMais le chien du seigneur est jeune et désobéissant. Le seigneur le sait mais il est très attaché à cet animal et il ne veut aller à la chasse qu’à lui. Au début, le chien du seigneur suit les autres chiens. Mais rapidement, il s’éloigne de la meute. Le seigneur ne le voyant plus, part à sa recherche et abandonne la chasse. Le seigneur aperçoit son chien dans un lac et affolé, il plonge tout habillé pour le sauver. Ayant secouru son chien, il enlève sa cape rouge pour ne pas attraper froid et se retrouve en petite tenue.

Un chevalier participant à la partie de chasse passe devant lui. Le seigneur l’interpelle :

-« Chevalier, je viens de sauver mon chien de la noyade. Pouvez-vous me venir en aide et aller me chercher des vêtements secs ?

-Tu te moques de moi, vilain ! Tu m’as pris pour ton serviteur ?! Retourne travailler dans tes champs !

-Je suis ton seigneur, chevalier !

-Continue de te moquer de moi ! Où est donc ta cape rouge ? »

Le chevalier continue sa route et n’écoute pas même pas la réponse du seigneur.

Plus tard, le seigneur rencontre le couple de paysans qu’il avait aperçu en partant à la chasse.

-« S’il vous plaît, pouvez-vous me donner un vêtement car j’ai mouillé le mien en sauvant mon chien des eaux ?

-Bien sûr, mon seigneur. Nous habitons à côté. Venez avec nous. Nous allons vous donner un vêtement », dirent les paysans.

Le seigneur est vraiment surpris d’avoir été reconnu sans sa cape rouge alors que son chevalier l’a ignoré.

L’homme et la femme accueillent le seigneur chez eux avec plaisir. Ils lui donnent des guenilles pour qu’il soit couvert et font sécher ses habits près de la cheminée. Ils lui offrent une bonne soupe pour qu’il se réchauffe.

En partant, le seigneur remercie le couple de paysans.

-« Merci de m’avoir aidé en l’absence de ma cape rouge !

-Mais mon seigneur, ce n’est pas votre cape qui fait de vous la personne que vous êtes.

-C’est une belle parole, je m’en souviendrai. Je vous invite à la prochaine fête organisée dans mon château et vous serez toujours les bienvenus chez moi ! »

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Grâce au couple de paysans, le seigneur a compris qu’avec une cape rouge ou sans cape rouge, il est un seigneur. Voilà pourquoi, Messires, je peux vous dire que l’habit ne fait pas le moine et que les apparences sont souvent trompeuses.

                                                                                                                             Corentin Bron

 

 

 

 LE PREVOT, LE SEIGNEUR ET LES CHEVALIERS

 

Ecoutez Messires, écoutez l’histoire d’un seigneur et de son prévôt. Ce seigneur a beaucoup d’animaux. Il a également un prévôt qui est jaloux de lui. Le seigneur, lui, est avare, malhonnête et c’est moi qui vous le dis, très malin. Il abuse de son pouvoir.

Un matin, le prévôt se réveille et constate que dans son pré, il y a une vache du seigneur. Le prévôt, avide de récompense, court chez le seigneur pour lui rendre sa vache. Le seigneur ne donne rien au prévôt qui se blesse.

 

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Le jour suivant, le prévôt trouve d’autres vaches du seigneur chez lui. Il veut se venger du jour précédent et décide alors de garder les vaches. Il faut dire qu’il a été profondément blessé de ne pas avoir été récompensé.

Puis le prévôt, après sa journée de travail, trouve des cochons chez lui comme vous l’aurez compris, il les garde.

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Le jour d’après, le prévôt voit plusieurs chevaliers, il va les voir et leur dit :

-«  Venez chevaliers, venez avec moi, nous allons préparer un coup et renverser le seigneur !

Le prévôt avait pris des risques mais les chevaliers lui dirent :

-Nous te suivons. »

Le prévôt trouve d’autres chevaliers, tous le suivent.

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Quelques jours plus tard, le prévôt a une véritable armée. Il décide qu’il peut attaquer le seigneur. Il le voit, entouré d’un simple escadron de chevaliers. Il dit alors :

-Chevaliers, saisissez-vous de lui !

Le seigneur dit :

-Emparez-vous de ce prévôt ! »

Là, à la grande surprise du prévôt, tous les chevaliers, y compris ceux du prévôt, se mettent contre le prévôt et le ligotent.

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Le seigneur va vers le prévôt et lui dit :

-« C’est moi qui ai mis les cochons et les vaches dans ton pré. C’est également moi qui ai envoyé les chevaliers devant chez toi en ayant comme mission de se faire accepter dans ton armée. Je voulais savoir si tu m’étais fidèle !

-C’était donc un piège ! »répond le prévôt.

Le seigneur envoie le prévôt en prison où il reste fort longtemps.

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Ce fabliau vous montre, Messires, que le seigneur est comme l’eau. Et il n’y a pas pire eau que l’eau qui dort. Le prévôt, lui, veut se venger mais tel croit se venger, sa honte augmente.

                                                                                                                                  Jordan Piadé


                                            LE VOLEUR ET SA BOURSE


C’est l’histoire d’un pauvre, Arnos, sans métier, avec des guenilles, et d’un voleur qui ne pense qu’à la maille et d’un chevalier.

Le chevalier rentre de la guerre contre Philippe le grand seigneur.

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Le chevalier a gagné la guerre. Il rentre fier au château du seigneur dans la campagne avec ses centaines de mailles. Le seigneur lui remit une grosse bourse. Le chevalier fier rentre dans sa maison et fait un gros somme.

Mais le jour-même, un voleur arriva. Il se moquait du vieil Arnos qui n’avait ni maille, ni amis, juste des guenilles et la famine avec lui. Il faut que je vous dise qu’on raconte que souvent le voleur frappait Arnos. Le voleur prit la bourse du chevalier qui était en train de dormir et s’enfuit. Il arriva près d’un ruisseau. Quelques minutes plus tard, le chevalier se réveille et ne voit plus sa bourse. Il appelle ses gardes et leur demande de chercher le voleur.

Pendant ce temps, près d’une rivière, le vieil Arnos cherchait des baies à manger. Il voit le voleur, s’affole et se cache mais le voleur avait vu une ombre.

-« Qui est là ?, dit le voleur.

Arnos fait des bruits avec ses baies.

-CRAC !CRAC !

-Sortez ou je vous tue !

-CRAC !CRAC ! »

Peut-être que c’est les gardes du chevalier, pensa le voleur.

Le voleur courut si vite qu’il oublia la bourse et tombe dans la boue avec des cochons !!! Un peu plus loin, Arnos qui est toujours caché sort de sa cachette et voit une bourse de cuir.

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Il s’approcha et l’attrapa. Arnos regarde l’emblème de la bourse de cuir :

-« Par Saint Lazare, c’est la bourse du grand chevalier ! »

Il regarde dans la bourse et voit des tonnes de mailles, il hésite. Le rendre ou la garder. Après avoir réfléchi, il va la rendre au chevalier !!!

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Il rentre au château pour voir le chevalier. Arnos voit le chevalier courir après lui pour le rejoindre. Le chevalier voit un pauvre. Arnos montre la bourse, le chevalier le voit sourire. Arnos la lui remet. Le chevalier remercie le pauvre. Mais le chevalier donne un peu de mailles. Arnos content rentre en chantant et va acheter une belle cape rouge.


Le voleur va en prison jusqu’à sa mort. Tout le monde fait la fête sauf le voleur et Arnos a de quoi vivre pour dix ans.


Cette histoire vous montre qu’une fois dans sa vie, on a de la chance. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud ! J’ai choisi d’écrire cette histoire car le plus pauvre ne garde pas pour lui son argent quand il le trouve par terre, mais il le rend au propriétaire.

                                                                                                                              Philémon Hateau

 

 

 

 

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Published by CDI Collège Marie Curie Les Lilas - dans Travaux français
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